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Près de 1600 personnes ont profité de l'hébergement d'urgence à Royal Vic

Agence QMI

GEN-HEBERGEMENT-URGENCE

NADIA LEMIEUX/24 HEURES/AGENCE QMI

Près de 1600 personnes ont pu profiter cet hiver de l’hébergement d’urgence d’une nuit mis en place dans l’ancien Hôpital Royal Victoria, dans l’arrondissement de Ville-Marie, à Montréal.

Cette ressource temporaire déployée par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal (CCSMTL), avec la collaboration de plusieurs partenaires, a accueilli 1585 personnes différentes en situation d’itinérance. De ce nombre, 10 % étaient des femmes et 1 % étaient des trans.

Au total, entre le 15 janvier et le 15 avril, on parle de 6806 nuitées et un taux d’occupation moyen de 67 personnes par nuit ou 81 %, a-t-on précisé, vendredi, par communiqué.

En raison de la demande et de la météo, la capacité d’occupation a été revue à la hausse le 25 février, passant de 80 à 105 lits. Lors de six nuits, plus de 100 personnes ont convergé vers l’ancien centre hospitalier situé à flanc de montagne, une pointe de 103 occupants ayant été enregistrée le 11 mars.

Les personnes qui ont été accueillies par la ressource temporaire étaient âgées de 18 à 85 ans, avec une moyenne d’âge de 46 ans. Les animaux étaient aussi admis avec leur maître, pour une moyenne de 1,2 animal par nuit. Il est question de chiens et de chats, mais aussi de rats.

Dans leur bilan, les partenaires ont indiqué que l’expérience, mise sur pied en un «temps record», a été positive et a permis de réduire la pression sur les services d’hébergement d’urgence, alors que la saison froide a été particulièrement rude au chapitre du mercure. Ils sont déjà en train de planifier le prochain hiver.

De plus, l’hébergement temporaire de Royal Victoria a permis de tisser des liens avec gens qui, jusque-là, n’étaient pas connus des différentes ressources sur le terrain. Il est notamment question de polytoxicomanes. Le bilan permet aussi aux partenaires de préciser qu’ils doivent faire mieux et adapter leur offre de services en itinérance auprès des femmes, des trans et des autochtones.

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