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Un chauffeur de taxi est acquitté d’agression sexuelle

Jonathan Tremblay | Le Journal de Montréal

PHOTO MARTIN ALARIE

Le verdict est tombé rapidement au terme des plaidoiries qui concluaient le procès de Rabah Bounab au palais de justice de Saint-Jérôme.

« Mon client est soulagé. Ç’a été un procès difficile pour tout le monde », a déclaré au Journal l’avocat de la défense, Olivier Morin, au terme de l’audience.

« Après l’analyse minutieuse des critères d’évaluation de crédibilité des témoins, un doute persistait pour le tribunal », a-t-il ajouté.

La Couronne alléguait que le chauffeur de taxi de 61 ans avait embrassé de force et empoigné le buste d’une agente de sécurité dans la nuit du 17 juin 2018 à Saint-Sauveur.

Les deux se côtoyaient dans le cadre de leur travail respectif.

Au procès, Bounab a nié avoir utilisé la force pour obtenir des baisers de la dame.

Versions contraires

Or, la juge n’a cru ni la version de l’accusé – qualifiant sa chronologie des événements de « boiteuse » – ni celle de la plaignante.

Cette dernière avait fait des appels téléphoniques à l’accusé et sa femme après les faits reprochés, mentionnant qu’elle désirait qu’ils « demeurent amis », ce qui a semé un doute dans l’esprit du tribunal.

La juge Sophie Lavergne n’a eu d’autre choix que d’acquitter le chauffeur de taxi.