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La taxe antispéculation immobilière a rapporté 115 millions $ à la Colombie-Britannique

Agence QMI

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Carmine Marinelli/QMI Agency

Un an après sa mise en place, la taxe visant sur la spéculation et l’inoccupation immobilière rapportera 115 millions $ au gouvernement de la Colombie-Britannique, principalement payée par des propriétaires vivant à l’extérieur de la province.

Ce chiffre dépasse les pronostics du ministère des Finances, qui évaluait au départ à 87 millions $ les revenus qu’il pouvait tirer de cette taxe, en raison de la valeur des maisons plus élevées que prévu. Il a aussi indiqué jeudi que ces revenus iraient à la construction de nouveaux logements.

«Nous voulions nous débarrasser des spéculateurs et des personnes qui ne paient pas d’impôts en Colombie-Britannique, et ils vont maintenant contribuer», a déclaré la ministre des Finances, Carole James, à Global News.

Selon les chiffres, un peu plus 12 000 propriétaires ont dû s’acquitter de la taxe, dont 4585 d’étrangers et 3241 de familles déclarant la majorité de leur revenu à l’étranger. Seuls 2410 résidents de la province ont dû payer la taxe, soit 0,2 % de la population.

«Nous pensons que c'est un signe positif que la taxe cible les personnes que nous voulions cibler», a-t-elle déclaré.

Cette taxe, imposée en février 2018, devait freiner la hausse des prix de l’immobilier dans la province, où la principale ville, Vancouver, est la ville la plus chère au pays où se loger. Elle se monte à 2 % de la valeur de la maison pour les propriétaires étrangers et 0,5 % pour les résidents canadiens qui ne répondent pas aux critères d’exemption.

Selon le Conseil de l’immobilier du Grand Vancouver, la taxe aurait poussé le marché de l’immobilier vers le bas. Juin a été le mois où il s’est le moins vendu de propriété depuis 2000, alors que le prix moyen d’une maison unifamiliale est repassé sous la barre du million $.

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