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L’Impact au bord de la panique

Dave Lévesque | Le Journal de Montréal

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Est-ce le moment de paniquer ? L’Impact s’est incliné 2 à 0 face au Toronto FC, samedi soir, subissant du même coup un second revers consécutif au Stade Saputo devant une première salle comble de 19 619 spectateurs.

Rappelons que Toronto n’avait remporté qu’un seul de ses onze derniers matchs.

L’Impact, qui n’avait pas perdu deux matchs de suite cette saison avant la semaine dernière, vient maintenant de subir trois revers consécutifs.

Est-on arrivé au bout des ressources de ce club qui était déjà bien limité malgré une première moitié de saison plutôt surprenante ?

Malgré une montée en puissance sur la dernière demi-heure de jeu, le manque de finition a fait très mal.Il est à souhaiter que cette série de défaites va suffire pour convaincre la cellule de recrutement montréalaise de l’importance d’aller chercher des renforts dans les trois prochaines semaines sinon cette saison risque de se terminer dans la douleur.

Réagir

Rémi Garde n’a pas cédé à la panique, mais il convient qu’il faut freiner l’hémorragie.

«Oui il faut réagir. On avait l’intention aujourd’hui. Il reste 12 matchs, c’est un passage à vide et ça ne remet pas tout en cause.

«C’est un revers qui est difficile à accepter parce que c’est en plus contre Toronto.»

On peut dire que l’Impact facilite un peu la tâche des visiteurs ces temps-ci.

«Ce que je remarque, c’est qu’on n’a pas été trop en danger avant d’être menés au score. On n’est pas malmenés, pourtant il y a des individualités en face qui sont capables de faire la différence», a mentionné Garde.

Blessure, but et pluie

L’Impact, qui était toujours à égalité 0 à 0 en début de deuxième demie, a subi un dur coup quand Samuel Piette a été forcé de quitter le match à la 57e minute après s’être blessé.

«Je n’ai pas de diagnostic, mais Sam s’est étiré un muscle de l’abdomen, ce qui n’est pas rassurant. L’absence de Sam est préjudiciable à l’équipe, il faut se réorganiser sans lui», a indiqué Garde.

Coïncidence ou non, les Torontois ont marqué quatre minutes plus tard sur une reconversion rapide qui a permis à Alejandro Pozuelo, posté tout juste à l’extérieur de la surface, de décocher une bonne frappe dans la lucarne pour inscrire le premier but du match, son 8e de la saison.

Avant que Piette ne quitte le match, on n’avait pratiquement pas vu Pozuelo.

Trois minutes plus tard, on a assisté à une violente collision entre Chris Mavinga et Shamit Shome, les deux joueurs restant longuement au sol.

Et juste comme ça, le ciel a fendu et la pluie s’est mise à tomber dru sur le Stade Saputo de sorte que l’officiel a renvoyé tout le monde au vestiaire pour un délai en raison de l’orage qui aura duré une vingtaine de minutes. Et dès la reprise du jeu, une pluie encore plus forte que pendant l’orage s’est remise à tomber.

Éveil

Cette pause a fait du bien à l’Impact qui est revenu du vestiaire avec de belles intentions offensives

.Entré pour remplacer Samiel Piette, Clément Bayiha a dynamisé une attaque qui était en dormance en première demie.

Anthony Jackson-Hamel a eu une chance inouïe de créer l’égalité 1 à 1 à la 72e sur une passe bien calculée de Clément Bayiha, mais Quentin Westberg a bien réagi.

Et comme l’Impact a ouvert le jeu pour tenter de marquer, les Torontois ont eu plus de place en territoire montréalais. Evan Bush a réalisé deux arrêts spectaculaires dans les dix dernières minutes, le premier étant suivi d’un dégagement de Jukka Raitala sur un ballon qui s’en allait clairement dans le filet.

Jozy Altidore avec un coup franc bien frappé dans les arrêts de jeu (90+5) a consolidé la victoire pour les visiteurs.

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