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«Marianne & Leonard: mots d'amour»: Leonard Cohen et sa muse

Isabelle Hontebeyrie

 - Agence QMI

C’est en 1960 que Leonard Cohen rencontre Marianne Ihlen. Sur l’île de Hydra, en Grèce, le futur auteur-compositeur-interprète – il est un auteur inconnu à l’époque – rencontre la jeune mère d’un petit garçon. Ils ont tous les deux 25 ans et tombent amoureux dans ce décor gorgé de soleil.

L’île accueille une communauté d’artistes. Libres, jeunes, ils passent leurs journées à créer et à s’aimer. En pleine révolution sexuelle, ils essayent toutes les drogues possibles – Cohen était un grand amateur de Mandrake, de puissants sédatifs. Leur amour éclot, se ramifie. Marianne devient la muse – le terme est délicieusement obsolète – du Montréalais. Lui passe son temps à écrire, elle à faire la cuisine et à s’occuper de lui.

Le réveil est brutal. L’île enchanteresse fait place aux réalités. Cohen séparé de Marianne, fait ses premiers pas sur scène. La jeune femme tente de le suivre, ils vivent ensemble de plus en plus rarement jusqu’à la fin de leur relation.

Nick Broomfield, le documentariste qui entrecoupe son œuvre de commentaires personnels, avoue d’entrée avoir été l’amant de Marianne, ce qui rend le propos encore plus personnel. Puisant dans des photos et des vidéos d’archives, «Marianne & Leonard: mots d'amour» devient rapidement intimiste, le cinéaste racontant la passion qui unit le couple.

Mais il y a un prix. Cohen, fuyant sans arrêt dans la drogue, les coucheries et l’éloignement. Marianne essayant, sans succès. Le prix est aussi celui des séquelles du séjour sur Hydra, le fils de Marianne qui finit en hôpital psychiatrique.

De témoignages en documents – dont des entrevues d’archives de Leonard Cohen, des vidéos de sa mère, etc. – , «Marianne & Leonard: mots d'amour» permet d’avoir un aperçu sur une histoire d’amour qui dépasse les chansons qui l’ont immortalisée.

Note: 4 sur 5