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«Si on s’aimait»: thérapie de couple au petit écran

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

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MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Une thérapie en accéléré: voilà ce que proposera TVA aux téléspectateurs avec son nouveau docu-réalité «Si on s’aimait», qui offrira non seulement des pistes de réflexion pour enjoliver nos vies amoureuses, mais pour s’améliorer soi-même également.

Présenté trois soirs par semaine cet automne, le rendez-vous suivra de près trois couples «en apprentissage», sous l’œil attendri et amusé des commentateurs Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge, et sous les bienveillants conseils de l’experte en accompagnement relationnel Louise Sigouin.

Tournés à la manière d’une fiction, les épisodes s’annoncent aussi addictifs que ceux d’un suspense ou d’une comédie romantique, ont laissé miroiter tous ces intervenants lors d’une visite de plateau, la semaine dernière.

«La nature humaine est telle que ça devient aussi passionnant qu’une série», indique en entrevue Anne Boyer, productrice et instigatrice du projet avec sa boîte Duo Productions.

Cinq dualités

Déjà, des participants dans la trentaine, la quarantaine et la cinquantaine ont été recrutés, et trois duos, représentant chacun une tranche d’âge, ont été formés. «Si on s’aimait» n’abordera pas la problématique de la différence d’âge en amour, du moins, pas dans la première saison.

C’est plutôt l’évolution de ces trois couples, durables ou temporaires, qu’on suivra pendant 12 semaines à l’écran. Qu’il y ait étincelles et papillons ou pas entre eux, ces hommes et ces femmes seront tous soumis au même parcours et devront traverser toutes les étapes imposées par la production, des étapes souvent incontournables dans une vie à deux, soit la séduction (le «dating»), les fréquentations, la cohabitation, le voyage et le bilan. Le montage, qu’on promet efficace, juxtaposera habilement chacun de ces paliers, sans que le produit fini ne devienne didactique.

«Le but, ce n’est pas nécessairement de former des couples qui vont durer, mais d’apprendre de tout ça», note Anne Boyer, qui insiste par ailleurs sur le fait que «Si on s’aimait» n’emprunte aucun code de la téléréalité.

«Je ne pense pas que les participants aient fait ça pour avoir leurs 15 minutes de gloire. Ils se sont engagés de façon extrêmement ouverte et sincère», précise-t-elle.

Ici, pas de prix à gagner, de complots ou de «rapprochements» imposés. Oui, l’aspect de la sexualité sera abordé dans les différentes discussions, mais les candidats seront libres de faire chambre à part, et on ne les obligera à aucune proximité si le désir n’y est pas.

Les tandems sélectionnés ne seront pas extirpés de leur réalité le temps de l’aventure. Ils cohabiteront chez l’un ou chez l’autre et poursuivront leurs activités habituelles, mais ils seront confrontés aux mêmes écueils que doivent affronter tous les amoureux.

Ils iront ensuite en discuter en consultation avec Louise Sigouin, sexologue et spécialiste en accompagnement relationnel. Comme dans la vie, celle-ci ne disposera que des informations fournies par ses «clients» pour évaluer leur situation.

Au fil de ses échanges avec les participants, la professionnelle identifiera leurs lacunes et leurs «patterns» selon cinq grandes dualités, qui seront bien analysées et qui, apparemment, guident tous les couples: dépendant-codépendant, vite-lent, émotif-rationnel, actif-rêveur et fusionnel-solitaire.

«Ces dualités existent dans tous les couples et, naturellement, on attire notre contraire, constate Louise Sigouin. "Si on s’aimait", c’est une opportunité de vivre une relation amoureuse, mais au-delà de ça, c’est l’occasion d’apprendre des choses sur soi à travers la rencontre. On chemine et on voit où on se situe.»

«Les participants en apprennent beaucoup, et nous aussi, en les regardant, ajoute Anne Boyer. On ne peut faire autrement que de faire un retour sur soi en entendant ça.»

Couple-témoin

Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin, eux, agiront comme «couple-témoin» dans ce laboratoire humain que sera «Si on s’aimait». Ils ne seront jamais en contact direct avec les «cobayes», mais commenteront leurs faits et gestes, comme le fera sans doute le public dans son salon. Avec humour, mais toujours dans le respect.

«On n’a pas de conseils à donner à personne, et on a nous aussi nos faiblesses, dépeint Émily Bégin. On va plutôt se questionner, se demander ce qu’on aurait fait à leur place, discuter d’un truc croustillant qu’on vient de voir ou rire d’une situation.»

«Pour moi, l’émission sert à vulgariser l’approche de Louise, plus qu’à être un divertissement, signale Guillaume Lemay-Thivierge. On finit tous par reconnaître nos propres traits de caractère. C’est ce qui m’intéresse dans ce projet, de décortiquer les relations humaines.»

Si, sur papier, le concept de «Si on s’aimait» peut paraître compliqué à décoder, il se simplifiera aisément lorsqu’on découvrira le résultat final à la télévision, assure Anne Boyer.

«C’est complexe à expliquer, parce qu’il y a beaucoup d’éléments, mais pourtant, quand on le voit, ça coule. Et c’est un concept qui n’existe pas encore. On ne peut pas dire que "c’est un peu comme..." ou que "ça ressemble beaucoup à...", parce que ça n’a jamais été fait. C’est ce qui est excitant, que ça soit complètement nouveau», détaille la productrice, qui ambitionne déjà de vendre le format à l’échelle internationale.

«Si on s’aimait», du lundi au mercredi, à 19 h 30, dès le 9 septembre, à TVA.