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Trois amis meurent dans un écrasement d’hydravion

Arnaud Koenig-Soutière - Le Journal de Québec

Trois amis en route vers un voyage de pêche sont décédés dans un écrasement d’hydravion dans le secteur du lac Boulène, à une centaine de kilomètres au sud de Chibougamau, vendredi soir.

Les Forces armées canadiennes ont été les premières autorités à se rendre sur place après avoir reçu un signal d’une balise de détresse.

Un avion Hercules et un hélicoptère Griffon ont reçu l’appel à l’aide alors qu’ils patrouillaient dans les Laurentides pour retracer l’hélicoptère disparu dans lequel prenaient place le propriétaire de Sagami-Savoura, Stéphane Roy, et son fils de 14 ans.

«Ils étaient évidemment attentifs à tout signe provenant d’une balise de localisation d’urgence. Cet avion était à l’extérieur du champ de recherche pour l’hélicoptère, mais on est responsable de s’y déplacer et d’aller aider», indique l’officier en affaires publiques Trevor Reid, du Centre conjoint de coordination de sauvetage.

Lac Boulene

 

Parachutés

L’avion Hercules a dès lors pris la direction du nord du Québec. «Quand ils sont arrivés, ils ont vu qu’un hydravion s’était écrasé. Les techniciens en sauvetage ont été parachutés vers l’avion», raconte l’officier Reid.

Quatre hommes, deux sexagénaires et deux septuagénaires, ont été retrouvés dans la carcasse de l’appareil de type Beaver. Trois d’entre eux ne montraient aucun signe vital.

L’hélicoptère Griffon a été appelé en renfort pour évacuer le seul survivant, qui a été emmené par les paramédics de l’armée vers un centre hospitalier de Chibougamau.

 

L’unique rescapé est un homme dans la soixantaine originaire de la Minerve, dans les Laurentides. Deux victimes sont également domiciliées dans cette municipalité, alors que la troisième est originaire de Pierrefonds.

Selon les informations préliminaires de la Sûreté du Québec, il s’agissait de quatre amis qui se dirigeaient dans les environs de Chibougamau pour y faire un voyage de pêche.

Un hélicoptère de la SQ était en direction pour évacuer les corps inanimés samedi après-midi. Le secteur est inaccessible par la route.

Une enquête a été ouverte afin de préciser les causes et circonstances du drame. On ignore pour l’instant ce qui aurait pu provoquer l’écrasement.

Le Bureau de la sécurité des transports a été mis au fait de l’écrasement par la SQ, qui lui partagera ses informations. Le coroner mènera aussi son enquête.