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Des perroquets pour faire le bonheur des gens

Alex Drouin | Journal de Montréal

Alex Drouin/Journal de Montréal

Un homme de 58 ans de Sherbrooke fait la joie des grands et des petits d’un peu partout au Québec en partageant sa passion pour ses oiseaux.

« Plutôt que d’être enfermé entre mes quatre murs, je préfère sortir de chez moi et partager mon plaisir avec les autres », lance avec un large sourire Raymond Perreault affublé de six de ses perroquets sur le corps.

M. Perreault a une vingtaine d’oiseaux de différentes races tels que des cacatoès, des gris africains et des aras ararauna.

« Ce sont des oiseaux très affectueux lorsqu’ils sont en confiance », précise-t-il.

Le sympathique cinquantenaire était entouré d’une vingtaine de personnes, dont la moitié était des enfants fascinés par ces oiseaux aux plumes multicolores, lorsque Le Journal l’a rencontré au parc de la gare de Sherbrooke.

Cachou, Murphy et Achille, pour ne nommer que ceux-là, étaient tous très calmes et se laissaient flatter par les nombreux passants.

« J’avais peur qu’il me morde », s’est exclamée Lexie Gagné, 6 ans, qui a eu pendant quelques secondes un perroquet juché sur sa tête. Malgré ses quelques craintes, la fillette a gardé l’animal sur elle pendant près de deux minutes.

Une troisième patte

« La plupart des personnes sont impressionnées par cet oiseau en raison de son gros bec. Mais en réalité, ce bec est comme une troisième patte dont il se sert pour s’accrocher », explique l’homme qui arbore une longue barbe blanche.

Raymond Perreault a toujours aimé les animaux. Il a déjà eu des chats, des chiens, mais aussi des poules, des canards, des cochons d’Inde et aussi un singe.

Photographe de métier, il a commencé à immortaliser des perroquets, mais il a rapidement réalisé que plusieurs d’entre eux étaient maltraités par leurs propriétaires.

Il y prend goût

Puis, il a commencé à en ramener un à la maison pour s’en occuper. Puis un autre.

« Je donne du plaisir aux autres, mais ces oiseaux m’en apportent beaucoup également », s’enthousiasme le Sherbrookois.

Jointe par téléphone, la présidente de Perroquetsecours, Josée Dubreuil, a toutefois fait savoir qu’elle déconseille fortement de sortir un perroquet dehors sans harnais, même s’il a les ailes taillées.

« Les statistiques de notre organisme démontrent que le tiers des quelque 800 perroquets perdus chaque année avaient les ailes taillées », a précisé l’experte.