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Un contrat de 500 millions $ pour la Davie

Agence QMI

Le gouvernement fédéral va annoncer, mardi, un contrat de 500 millions $ pour le chantier Davie, à Lévis, qui aura la tâche d'entretenir trois frégates de la Marine royale canadienne.

Selon ce que notre Bureau parlementaire a appris, le chantier maritime québécois héritera ainsi du tiers du contrat d'entretien des navires de la classe Halifax, dont la durée de vie doit être prolongée jusqu'à la construction et l'entrée en service des nouveaux navires de combat de la Marine.

À terme, les contrats d'entretien pourraient totaliser jusqu'à 7,5 milliards $ pour maintenir en état les frégates jusque dans les années 2040. La Davie serait assurée d'obtenir un montant d'au moins 2 milliards $ en contrats d'entretien au fil des ans.

Les travaux de maintenance des frégates Halifax permettront de créer ou maintenir environ 400 emplois à la Davie.

Le chantier de Lévis devient donc un partenaire du gouvernement fédéral dans le dossier de l'entretien de la flotte, aux côtés des chantiers maritimes Irving, en Nouvelle-Écosse, et Seaspan, à Vancouver

Cette annonce survient dans un contexte préélectoral, alors que les libéraux et les conservateurs risquent de se livrer une lutte acharnée dans la grande région de Québec. Les troupes de Justin Trudeau étaient sous pression pour accorder de nouveaux contrats à la Davie, le chantier maritime ayant déploré à plusieurs reprises avoir été écarté de la stratégie nationale de construction navale.

Par ailleurs, selon le «Globe and Mail», le gouvernement Trudeau compte confirmer dans les prochaines semaines que le chantier de Lévis pourra se qualifier pour participer à la construction des nouveaux navires de combat du Canada.

Ce projet de modernisation de la flotte canadienne, présentement évalué entre 50 et 60 milliards $ selon le site de Services publics et Approvisionnement Canada, prévoit notamment la fabrication de 15 navires appelés à remplacer les frégates Halifax et les destroyers de la classe Iroquois.

Le gouvernement Trudeau avait annoncé, au printemps dernier, son intention de «corriger une erreur du passé» en permettant au chantier maritime de Lévis de contribuer au projet de modernisation de la flotte.

- avec la collaboration de Guillaume St-Pierre, Bureau parlementaire