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Feu vert à la construction d’une prison pour migrants à Laval

Yves Poirier | TVA Nouvelles 

TVA Nouvelles a appris que c’est sans trompette ni tambour que le gouvernement fédéral a procédé récemment à l’octroi d’un important contrat à l’entrepreneur en construction Tisseur, de Val-David, visant la construction du nouveau centre de surveillance de l’immigration à Laval.

Dans les documents d’appels d’offres consultés par TVA Nouvelles, on peut voir que le contrat s’élève à 49 580 000 $. Avant même la première pelletée de terre, des manifestations ont eu lieu contre cette prison pour migrants et des gestes de vandalismes ont été posés à l’égard d’entreprises et de firmes impliquées dans le dossier.

Cette étape importante indique que la construction pourrait commencer très prochainement.

Un premier établissement avait été construit dans les années 1950 et doit être remplacé. En 2016, le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale avait annoncé que la prison serait remplacée.

Cette prison peut accueillir entre 400 et 500 migrants. Des gens qui ne répondent pas à la loi sur l’immigration y sont détenus en attendant que leur situation soit régularisée.

Plus de 70 organisations ont déjà signé une déclaration les engageant à œuvrer contre la construction de cette prison. Leurs représentants ont d’ailleurs tenu une conférence de presse lundi sur le site où la nouvelle prison est censée être construite, sur la montée Saint-François, afin de réitérer leur intention de maintenir la pression sur l’entrepreneur.

«Nous allons certainement continuer les actions publiques sur Tisseur afin d’abandonner ce projet et stopper la construction de cette prison [...]», a expliqué Amy Darwish , porte-parole de Solidarité sans frontières.

«Je ne condamne pas ces actions mais bien la violence du système de détention», a-t-elle aussi ajouté au sujet des actes de vandalismes entourant le projet.

Entre 50 et 80 personnes franchissent la frontière de façon irrégulière quotidiennement au chemin Roxham.