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«S’ils ne sont pas blessés, ils sont vivants»

TVA Nouvelles 

Le président de Savoura, Stéphane Roy, et son fils sont toujours en vie s’ils n’ont pas été blessés à bord de leur hélicoptère, estime un expert de survie en forêt.

À l’aube de la cinquième journée de recherche, André-François Bourbeau, professeur émérite de l’UQAC, espère que les disparus n’ont simplement pas pensé à allumer un feu de signalisation. Il rappelle qu’il arrive qu’on ne prenne pas les bonnes décisions en état de panique.

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Un faible et bref signal émis depuis le cellulaire du président de Savoura

«Je pense que c’est presque impossible que M. Roy et son fils meurent de survie en forêt. S’ils ne sont pas blessés, ils sont vivants. Il faut continuer les recherches le plus sérieusement et le plus rapidement possible», a expliqué André-François Bourbeau.

L’erreur à ne pas commettre serait de marcher dans le bois pour tenter de s’en sortir par soi-même.

«C’est impossible pour un hélicoptère de voir deux personnes qui marchent en forêt», a indiqué M. Bourbeau en entrevue à LCN.

Selon l’expert, les disparus peuvent survivre quelques semaines sans nourriture et le froid ne devrait pas être trop important en juillet. Ils font toutefois face à différents dangers. Par exemple, ils peuvent être piqués abondamment par les mouches et même en devenir aveugles.

Difficile sur le plan psychologique

Même si les occupants de l’hélicoptère sont en bonne santé physique, ils doivent trouver le moyen de garder le moral.

André-François Bourbeau affirme qu’il est important d’orienter ses pensées vers le futur et s’accrocher à la sortie de la forêt.

Cette épreuve psychologique est très difficile à préparer pour un pilote. Le meilleur moyen est de connaître des récits véridiques de personnes ayant survécu de pareilles épreuves.

Un bref et faible signal a été émis mercredi à 15h26 depuis l’appareil iPhone de Stéphane Roy alors qu'il devait faire le trajet en hélicoptère jusqu'à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Lundi matin, une cinquième journée de recherches débutait, les Forces armées canadiennes s'intéressant tout particulièrement au secteur du Lac-De La Bidière à Parent, dans les Laurentides, en raison de l'origine du signal cellulaire.

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