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Un festin de hits signé Def Leppard

Yves Leclerc | Journal de Québec

musique Def Leppard

Simon Clark/Agence QMI

Avec Def Leppard, il n’y a jamais de mauvaises surprises. On sait à quoi s’attendre. La cohésion est présente, les harmonies vocales sont justes et puissantes, il y a du bon son et surtout, une grande quantité de succès.

La formation originaire de Sheffield en Angleterre, qui sera admise au Temple de la renommée du rock, le 29 mars, était de passage au Centre Vidéotron, lundi, à l’occasion d’une tournée canadienne de 11 spectacles.  

Quelle bonne idée de mettre en place un compte à rebours avant leur arrivée sur les planches! Les 12 000 spectateurs ont réagi fortement lors des 30 dernières secondes.  

L’énergie était au maximum lorsque Joe Elliott, Vivian Campbell, Rick Savage, Rick Allen et Phil Collen, qui affiche toujours aussi fièrement ses pectoraux, ont entamé leur prestation avec la puissante Rocket.  

Les «Rocket, Yeah» sont chantés par la foule et bang, Animal, de l’album Hysteria, suit avec le même résultat. Tout le monde était debout.  

«Nous sommes venus pour la première fois au Canada en 1983 et vous êtes toujours derrière nous», a lancé le chanteur de 59 ans, faisant référence à cette visite, un 7 juin, dans le vieux Colisée.  

Après avoir débuté en force, le quintette a saupoudré sa prestation avec l’entraînante Let’s Get RockedArmageddon It, quelques pièces moins fortes et une intéressante reprise de Rock On de David Essex.  

Un festin

Campbell, Collen, Savage et Elliott se sont ensuite retrouvés sur une passerelle s’avançant parmi le parterre durant Two Steps Behind.  

Et ce fut l’habituel festin de hits avec les Love Bites, avec une panoplie de lasers, Bringin’ on the Heartbreak, l’instrumentale Switch 625 et encore des succès avec HysteriaPour Some Sugar on Me, puis Rock et Photograph, toutes deux en rappels, où c’était un peu plus difficile vocalement pour Joe Elliott.  

Une dernière ligne droite de pièces semblable à celle de leur visite en 2016 et celle en 2013 sur les Plaines.  

Rick Allen a eu droit à une belle ovation lors de son solo de batterie. D’une seule main, il fait toujours un incroyable boulot.  

Tesla

On ne voit pas ça souvent, mais la formation californienne Tesla a lancé sa prestation, en ouverture de soirée, avec un échange entre les guitaristes Frank Hannon et Dave Rude sur sa «Flying V».

Le quintette de Sacramento, qui roule sa bosse depuis le début des année 80, s’est pointé sur scène après les sonorités de Welcome to the Jungle de Guns N’ Roses.

Bénéficiant d’une sonorisation totale, Tesla a livré une solide performance de 60 minutes.

Il y avait, bien sûr, une petite impression de déjà-vu. Tesla était de la dernière visite de Def Leppard au Centre Vidéotron le 25 juin 2016 avec REO Speedwagon.

Il faut dire, aussi, que Shock, le dernier opus de la formation, lancé le 8 mars dernier, a été réalisé par le guitariste Phil Collen de Def Leppard.

Le son était puissant et les guitares de Hannon et Rude, comme la voix de Jeff Keith, étaient bien stridentes.

Tesla a pigé largement dans son premier album, Mechanical Resonance, qui est apparu en 1986.

La décapante et solide Modern Day Cowboy, la lourde Miles Away, avec des images de l’espace et du décollage d’une fusée Apollo, à quelques heures du 50e anniversaire de la marche de Neil Armstrong sur la lune, Changes, Gettin’ Better et Signs font partie des bons moments de leur passage sur les planches.