/news/law

L’ex-portier du Folichon écope de 12 mois de prison

Nicolas Saillant | Journal de Québec

ARCHIVES/JOURNAL DE QUÉBEC

L’ex-portier du Folichon reconnu coupable de voies de fait graves sur un client a reçu une peine de 12 mois de prison, mais risque de recouvrer sa liberté dans les prochains jours puisqu’il fait appel à la fois du verdict et de la sentence.

En février 2014, au terme d’une soirée bien arrosée, un avocat de la région de Québec qui se trouvait au cabaret le Folichon avec une collègue avait été expulsé du bar par Victor Robitaille-Drouin. La victime avait été sortie de l’établissement par l’accusé, non sans résister, une première fois, puis était immédiatement retournée à l’intérieur.

Sur les caméras de surveillance, on voit alors Victor Robitaille-Drouin pousser fortement le client à l’extérieur du cabaret tout en lui assenant une violente droite au visage. La victime est lourdement tombée au sol. L’avocat est resté dans le coma pendant un mois, après quoi, une longue réadaptation a suivi.

Dans son verdict, le juge Jean-Paul Decoste avait parlé d’un geste «carrément inutile et déraisonnable» de la part de l’accusé de 35 ans.

Deux appels

Expliquant avoir un problème à un œil qui l’empêche de lire, le juge a très succinctement condamné Robitaille-Drouin à une peine de 12 mois. Ce dernier, qui s’attendait à cette peine selon son avocat, a retiré son veston et enfilé une paire d’espadrilles avant de se laisser menotter.

Après le verdict en mai, l’avocat de l’accusé, Dominique Bouchard, avait déjà interjeté appel. Maintenant que Robitaille-Drouin a reçu sa peine, Me Bouchard a aussi indiqué qu’il déposerait une requête en appel quant à la sentence de 12 mois d’incarcération. C’est donc dire que l’ex-portier pourrait recouvrer sa liberté d’ici une dizaine de jours en attendant les auditions de ces requêtes.

«On pense que la Cour d’appel pourrait, si elle respecte la jurisprudence en matière de personne sans antécédent judiciaire, remettre en liberté mon client», estime Me Bouchard.

Victor Robitaille-Drouin, qui a déjà fait des concours d’hommes forts dans le passé, plaide toujours la légitime défense.

Dans la même catégorie