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Mécontentement des villes et des MRC avec le découpage de Québec

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles

Le découpage de la nouvelle zone d’intervention spéciale est critiqué par bien des municipalités.

C’est le cas, entre autres, à Maskinongé.

Les citoyens de la petite municipalité font partie des résidents les plus touchés en Mauricie par le moratoire de construction en zone à risque.

Un non-sens, selon le maire, Roger Michaud. «C’est exagéré! Si vous regardez la carte, j’ai la moitié du territoire de la municipalité qui est dans la zone», explique-t-il.

Une situation qui a un impact direct sur le futur des résidents de cette zone d'intervention spéciale.

«J’ai des gens moi que c’est leur fonds de pension leur maison. Qui va acheter une maison que tu n’es même pas certain de pouvoir rebâtir», souligne le maire de Maskinongé.

Certains résidents auraient même déjà commencé à subir les impacts négatifs.

Stéphane Marin est propriétaire d’un immeuble locatif dans le village de Maskinongé. Le bâtiment se trouve à «30 pieds en haut de l’eau».

«Récemment, quand je suis venu pour assurer, c’était compliqué, et c’était beaucoup plus cher parce qu’il considérait que le bâtiment était en zone inondable», soutient M. Marin.

Le maire de Maskinongé a bien l'intention de revendiquer auprès du gouvernement le retrait de certains endroits de la carte.

Une possibilité, puisqu'entre la première version de la carte et celle-ci, plusieurs villes ont eu gain de cause.

C’est le cas de Nicolet et Trois-Rivières.

«Nous, il y avait des secteurs comme celui Georges-Ball, qui n’ont jamais subi d’inondation, qui étaient dans la première version de l’an carte. On a aussi le Boisé Saint-Michel, on a une partie de la rue Saint-Jean-Baptiste qui a été retirée», précise la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, lui, donne l’exemple au nord de la rivière Saint-Maurice. «À ce niveau-là, des zones étaient protégées qu’on jugeait qui ne devaient pas l’être», explique-t-il.

Les villes et les citoyens qui souhaitent faire exclure d’autres endroits de la carte ont jusqu'au 19 août pour soumettre leur demande au gouvernement du Québec.

Cliquez ici pour voir la carte des zones à risque d’inondation

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