/news/society

Objectif accroître le lavage des mains en milieu hospitalier

TVA Nouvelles

Le lavage des mains est sans contredit la méthode la plus simple pour combattre les infections en milieu hospitalier. Pourtant, seulement deux employés sur trois le font correctement.

Le ministère de la Santé du Québec a fixé comme objectif de voir 80 % des employés de tous les hôpitaux et CHSLD respecter la consigne du lavage des mains d’ici 2020. Pour y parvenir, le CISSS de la Montérégie-Centre fait d’ailleurs signer un formulaire d'engagement à tout son personnel.

Ce document s’adresse autant au personnel d'hygiène, de salubrité, qu’aux médecins et tous les professionnels.

Ils doivent s'engager à procéder à l'hygiène des mains avant tout contact avec un usager, avant une procédure où il ne doit pas y avoir de microbes et après un risque de contact avec des liquides humains. Ils ont également l'obligation de maintenir leurs ongles courts et propres, de ne pas porter de vernis à ongles, de ne pas avoir d’ongles artificiels et de ne pas porter de bagues, bijoux, joncs ou bracelets.

Des améliorations remarquées

Dans tous les établissements du CISSS de la Montérégie-Centre, le taux d'assiduité pour le lavage des mains est actuellement de 63 %, mais il y a un an, il était de seulement 53 %.

Partout sur les unités, des tableaux sont affichés presque en temps réel.

«On a eu 10 infections au cours du dernier mois. Et là, je parle pour l'ensemble des bactéries», note la directrice des soins infirmiers du CISSS de la Montérégie-Centre, Chantal Boucher.

On veut surtout réduire le nombre de maladies nosocomiales comme le C. difficile, qui a entraîné la mort d'au moins 2300 patients au Québec entre 2012 et 2017.

Les campagnes de publicité pour sensibiliser les gens se multiplient et portent leurs fruits. Dans un CHSLD de Chambly visité mardi par TVA Nouvelles, des mesures ont été mises en place depuis deux ans avec succès.

«Je pourrais dire qu'avant que j'arrive, j'étais peut-être à 40 % au niveau de l'hygiène des mains. C'est maintenant à plus de 90 %», se réjouit Pascal Dubois, un chef d’unité du CHSLD Saint-Joseph, où aucune éclosion de gastro-entérite, d’ERV (Entérocoque résistant à la vancomycineou) ou de C. difficile n’a eu lieu depuis janvier 2017.