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Climat de tension à Oka

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Rien ne va plus entre le grand chef Serge Simon et le maire Pascal Quevillon d’Oka, alors même que se tenaient des rencontres destinées aux citoyens en lien avec les revendications territoriales de la communauté Mohawk de Kanesatake.

TVA Nouvelles a obtenu mercredi une lettre envoyée au cours des derniers jours par Serge Simon au maire Quevillon et le ton utilisé est loin d’être amical.

«Je trouve que votre attitude peu généreuse et hostile à l’égard de ma communauté est épouvantable et dangereuse. Il y a presque 30 ans, l’un de vos prédécesseurs, Jean Ouellette, a adopté une position similaire, ce qui a entraîné une crise politique et humanitaire», pouvait-on lire.

«Votre réponse, en tant que maire d’Oka, a été d’essayer d’obstruer et de faire dérailler le processus, de répandre la désinformation et les commérages et utiliser un langage raciste et incendiaire pour soulever vos citoyens peut-être dans le but de saboter nos efforts et notre avenir.»

«Comme ce fut le cas en 1990, nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Je vous demande donc de cesser tous vos efforts pour bloquer ou contrecarrer nos efforts pour parvenir à un règlement avec la Couronne, y compris inciter vos citoyens contre nous.»

Il y a un mois, TVA Nouvelles faisait état d’une mise en demeure que la municipalité avait envoyée aux Mohawks, car ces derniers bloqueraient tout projet d'ensemble résidentiel à Oka sous le prétexte qu’il s’agit de terrains revendiqués par la communauté autochtone.

Bisbille au conseil municipal

Après la tenue d’une séance de consultation par le conseil de bande à Kanesatake en fin d’après-midi, les citoyens de la municipalité des Laurentides étaient invités par le maire Quévillon à l’église du village qui s’est rapidement trouvée pleine à craquer, certains devant même demeurer debout.

Preuve que la situation est aussi tendue au sein même du conseil municipal d’Oka, trois conseillers ont refusé d’endosser certains propos du maire et ont décidé d’assister à la rencontre dans la salle, à titre de citoyen seulement. L'un d'entre eux s'est finalement ravisé et a repris sa place parmi les élus.

 

 

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