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Des «détecteurs de partys» dans des logements Airbnb pour éviter le bruit excessif

Louis-Philippe Messier | Agence QMI

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Une vingtaine de «détecteurs de party» ont été installés dans des appartements montréalais loués sur Airbnb, histoire d'éviter que des voisins fassent une plainte pour bruit excessif.

Le service de conciergerie Luckey, qui gère plus d'une centaine de logements pour des propriétaires partis à l'étranger, utilise depuis deux mois des appareils de marque NoiseAware dans ses unités les plus «à risque» d'héberger une bande de fêtards.

«C’est comme un détecteur de fumée, mais pour le bruit, et depuis que nous les utilisons, nous avons complètement éliminé les plaintes du voisinage», résume Côme Bardi de Fourtou, le gestionnaire de Luckey pour Montréal.

«Ça n’enregistre rien, ça ne permet pas non plus d’entendre ce qui se dit, mais ça mesure l’intensité du volume et si ça devient déraisonnable, on est avertis et on demande par texto [au locataire] de baisser le son.» Si quelqu’un débranche le détecteur, une alerte est également envoyée au gestionnaire.

Calme plat

Selon M. Bardi de Fourtou, dans 95 % des cas, le texto d’avertissement suffit. «Si ça persiste, on rappelle au client qu’il est passible d’une amende de plus de 100 $», ajoute-t-il.

Si un client ignorait les avis et continuait le vacarme, Luckey résilierait sa réservation, chasserait le fautif (avec la police au besoin) et notifierait Airbnb pour qu'il soit banni de la plateforme, soutient M. Bardi de Fourtou.

«Depuis deux mois, depuis les détecteurs, c’est le calme plat, se réjouit-il. Autant ça fait plaisir au voisinage de ne plus avoir à se soucier du bruit, autant ça plaît aux propriétaires qui louent à travers nous de savoir que leur appartement ou leur maison ne sert pas à faire la fête.»

Conciergerie signée Airbnb

Luckey permet à des propriétaires de logements de faire de l'argent avec des locations sur Airbnb sans avoir à s'occuper de quoi que ce soit, à condition de lui céder 20 % du prix du séjour. Initialement une startup française, Luckey a été acquise par Airbnb à la fin de l'an dernier.

Audrey Manchon s'occupe de l'accueil et de l'entretien de logements pour Luckey à Montréal. «Je m’occupe d’accueillir les clients, de leur remettre les clefs, de leur présenter l’appartement, le quartier, de leur rappeler les consignes, et puis, je fais également le ménage pour remettre tout en état avant le prochain client», explique-t-elle.

«J’arrose parfois les plantes pour éviter qu’elles meurent si le propriétaire est parti plusieurs mois», ajoute-t-elle.

Si NoiseAware leur permet de régler le problème du bruit, l'équipe doit composer avec l’autre bête noire d’Airbnb : les vidanges laissées sur le trottoir. «Des fois, les clients pensent bien faire en sortant leurs déchets lorsqu’ils s’en vont, mais si ça n’est pas la bonne journée, ça incommode le voisinage», déplore Mme Manchon.

Les voisins disposent du numéro de Luckey et peuvent appeler 24/24 h pour signaler un désagrément.

avec la collaboration de Camille Dauphinais-Pelletier