/regional/montreal/montreal

Beaconsfield veut que 152 résidences de son territoire soient retirées de la zone d’intervention spéciale

Agence QMI

Le maire de Beaconsfield, George Bourelle, ne lâche pas le morceau et souhaite que Québec retire toutes les résidences de son territoire de la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée à la suite des inondations printanières.

À LIRE ÉGALEMENT

La nouvelle zone où de nouvelles constructions sont interdites est rendue publique

La petite ville liée de l’ouest de l’île de Montréal songe à engager des poursuites si le gouvernement Legault ne raye pas de la ZIS 152 résidences de Beaconsfield qui ont été «erronément incluses dans les zones d'inondations», a-t-on précisé jeudi, par communiqué.

Mercredi matin, lors d’une séance extraordinaire, les élus de Beaconsfield ont résolu de demander à Québec de refaire ses devoirs et de réviser la ZIS, qui a été signifiée par décret le 17 juin dernier.

Au départ, 197 propriétés de Beaconsfield étaient visées par la ZIS, mais 45 ont été retirées parce qu’elles n’étaient pas situées en bordure du lac Saint-Louis, selon la Ville.

«Aucune des résidences sur notre territoire ne répond aux trois critères fixés par le gouvernement pour être incluses dans ces zones inondables, soit d’avoir été inondées en 2017, cette année ou encore d’être situées dans les zones cartographiées pour des récurrences d’inondations aux 20 ans», a dit M. Bourelle.

Mais le maire Bourelle n'est pas satisfait et souhaite que toutes les résidences de sa municipalité soient retirées de la ZIS. Voulant se faire entendre en haut lieu, il a réclamé une rencontre avec la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, ainsi qu’avec la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau.

Une firme d’avocats a même été mandatée pour étudier les options légales qui s’offrent à la Ville de Beaconsfield si Québec refuse de retirer les 152 propriétés figurant toujours dans la ZIS. La deuxième étape de révision est en cours jusqu’à 19 août.

«Notre historique montre que jamais nos citoyens n’ont été affectés par des inondations autant en 2017, en 2019 qu’auparavant. C’est la réalité. Les cartes des zones inondables décrétées par le ministère ne résistent à aucune analyse rigoureuse par rapport à la réalité vécue sur notre territoire à Beaconsfield», a indiqué le maire Bourelle, qui craint une perte de valeur des résidences visées.

Dans la même catégorie