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Dans les coulisses d’une intervention du GTI au Centre Vidéotron

Pierre-Antoine Gosselin | TVA Nouvelles

TVA Nouvelles a obtenu un accès exclusif aux coulisses d'une simulation d'urgence organisée par le Groupe tactique d'intervention (GTI) de la police de Québec, jeudi, dans les hauteurs du Centre Vidéotron.

Les membres du GTI du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) se sont entraînés en simulant la présence d'un homme en détresse sur le toit de l'amphithéâtre.

«Les groupes tactiques d’interventions au Québec, il n’y en a que quatre. Le Service de police de la Ville de Québec, Montréal, la GRC et la Sûreté du Québec. À ce niveau de spécialité, les organisations policières travaillent ensemble, s’entraînent ensemble et même, s’échangent des services dans le but de s’améliorer», a expliqué Jean-François Bernier, inspecteur responsable des services spécialisés au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Les policiers sont triés sur le volet et choisis avec soins après un long processus de sélection. L'objectif? Former un groupe spécialisé prêt à intervenir dans des situations à risque, un groupe solide et entraîné.

«Des missions d’arrestation, de protection, de sécurisation. À l’intérieur du GTI, il y a d’autres spécialités», précise l’inspecteur.

Le GTI compte deux équipes régulières et une de réserve. Pour ces agents spéciaux, c'est beaucoup plus qu'une vocation, c'est un mode de vie.

«C’est 365 jours par année, 24 heures sur 24. C’est très demandant, autant sur les agents eux-mêmes que sur leur famille. Vous avez des événements qui peuvent arriver à brûle-pourpoint de tireur actif par exemple où le GTI va se mobiliser pour appuyer la patrouille qui est déjà en action immédiate. Il y a d’autres opérations qui vont demander plus de préparation», ajoute M. Bernier.

Faire face à des situations d'exception, ça génère des émotions fortes. La maîtrise de soi est primordiale pour ces policiers qui sont aux premières loges de la criminalité, du désordre et de la détresse humaine.

«C’est certain qu’un événement comme celui à la mosquée, comme policier, on est tous des pères de famille, ce qu’on a vu là a marqué l’ensemble des membres», soutient un membre du GTI, dont l’identité doit être protégée pour des raisons de confidentialité et de sécurité.

La fraternité, c'est la colonne vertébrale de l'organisation: «Tout le monde a confiance les uns envers les autres. On sait qu’on va toujours avoir un collègue qui va être là pour assurer nos arrières.»