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Leur mariage chamboulé par la grève de la Sépaq

TVA Nouvelles

Il n'y a pas que les amateurs de plein air qui risquent d'être affectés par la grève de la Sépaq. Un couple qui prévoit se marier au Manoir Montmorency à Québec s'inquiète lui aussi de la situation.

Judy Larrivée doit se marier le 10 août sur le site du Parc de la Chute-Montmorency. Elle se croise les doigts pour que le conflit se règle d'ici là.

«Que la salle ne soit pas disponible ou que l'événement de notre cérémonie ne soit pas disponible cette journée-là, c'est tout un stress», admet-elle.

Une clause dans le contrat du couple avec l’établissement oblige cependant la Sépaq à obligatoirement relocaliser le mariage si l’événement ne pouvait se tenir. Pas de quoi rassurer pleinement la future mariée, qui est réaliste devant ses chances de trouver une nouvelle salle.

«À une semaine d'avance, trouver un plan B, trouver une salle disponible dans la région de Québec, dans la saison des mariages, surtout, c'est quand même difficile.»

Les trois mariages prévus ce samedi au Manoir Montmorency ont d'ailleurs dû être relocalisés dans des établissements hors Sépaq. La direction de la Sépaq a préféré ne pas commenter le dossier.

Une fin de semaine chaude

Le conflit à la Sépaq pourrait culminer dès samedi avec le débrayage de 1500 syndiqués, au moment où des centaines de milliers de Québécois ont choisi ce moment de l'année pour prendre leurs vacances.

«C'est sûr que les services sont franchement diminués. C'est sûr que la population, on est vraiment désolés pour eux, mais nous, c'est le moment opportun pour faire la grève», se désole Caroline Bouffard, du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

Dans la région de Québec, en plus du Parc de la Chute-Montmorency, près d'une trentaine de manifestants ont aussi rendu visite à leurs collègues de l'Aquarium du Québec. Ces derniers ne sont toutefois pas en grève, du moins pour l’instant.

«C'est une question stratégique, mais éventuellement, si l'employeur n’écoute pas notre cri du cœur, éventuellement, ils seront en grève», prévient la représentante syndicale pour la région de Chaudière-Appalaches, Annie Dallaire.

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