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L’INRS ciblé par des pirates informatiques

Martin Lavoie | Journal de Québec

CAPTURE D'ÉCRAN/GOOGLE STREET VIEW

Des pirates informatiques ont tenté de s’introduire dans des serveurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), tôt jeudi matin.

«Aucune donnée n’a été volée ou divulguée», a assuré Geneviève Chacon, directrice des communications de l’institut.

«Il y a eu une tentative de hacking pour nous empêcher de fonctionner jeudi à 4h. Nous avons isolé nos serveurs par mesure de protection. Nous sommes maintenant en stratégie de rétablissement plus intensive aujourd’hui (vendredi)», a ajouté Mme Chacon.

Les employés du centre visé, celui de Québec, ont été retournés à la maison jeudi après-midi. Ils étaient de retour au bureau, vendredi matin, même si les serveurs étaient toujours en quarantaine.

Jeudi, l’INRS a aussi isolé les serveurs de ses trois autres centres de recherche; Laval, Montréal, et Varennes, mais le travail y a repris la journée même.

«Les données financières, de ressources humaines, les données personnelles des étudiants, des employées et des fournisseurs ne se trouvaient pas sur les serveurs visés par l’attaque», a précisé Mme Chacon, à l’heure où le vol de données chez Desjardins fait toujours la manchette.

Une rançon?

L’INRS n’a pas voulu spéculer sur les motifs du ou des pirates. L’Institut a toutefois confirmé que l’auteur de l’attaque avait demandé à être contacté.

Cela pourrait signifier que le pirate voulait paralyser les serveurs et exiger une rançon. La tentative d’invasion a cependant été infructueuse et l’INRS n’a pas répondu à la demande du hacker.

Selon Mme Chacon, ce n’est que la deuxième fois que l’INRS est la cible de pirates.

«L’épisode de Desjardins a suscité une augmentation de la sensibilité aux pratiques de sécurité. En même temps nous avons un processus d’amélioration continue de la sécurité. Nous faisons des tests d’intrusion fréquemment», a conclu Geneviève Chacon.

L’INRS compte dans ses quatre centres un total de 280 professeurs et professionnels de recherche, 300 employés de soutien et à la direction et 870 étudiants et stagiaires post doctoraux.