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Outremont devra consulter les citoyens sur le stationnement

Elsa Iskander

 - Agence QMI

GEN-VIGNETTES-PLATEAU

CAMILLE GAIOR/24 HEURES/AGENCE QMI

Une consultation publique sur la politique de stationnement et de circulation de l’arrondissement d’Outremont, à Montréal, devra être tenue. La tarification, l’un des principaux points d’achoppement de cette nouvelle réglementation, n’en fera toutefois pas partie.

Malgré le mécontentement exprimé par certains résidents, un règlement adopté le 4 juillet dernier demande aux automobilistes d’acheter une vignette pour se garer plus de deux heures dans les rues d’Outremont, entre 8 h et 22 h. Les nouvelles règles devraient s’appliquer dès l’automne.

Fin mai, le maire de l'arrondissement d'Outremont, Philipe Tomlinson, avait présenté son projet de refonte tarifaire du stationnement. Ce projet a été présenté «sans avoir préalablement consulté les citoyens», dénonce une pétition électronique déposée en vertu du droit d’initiative.

Le droit d'initiative permet à la population montréalaise d'obtenir la tenue d'une consultation publique de la Ville ou d’un arrondissement sur un enjeu.

Par exemple, en mars dernier, une première pétition électronique sur le contrôle des circulaires avait franchi le cap des 15 000 signatures nécessaires pour obliger la Ville de Montréal à tenir une consultation publique. Pour les arrondissements, le nombre de signatures requises dépend de la population.

Afin d’obliger l’arrondissement d’Outremont à tenir une consultation, la pétition devait récolter au moins 925 signatures. À compter du 5 juillet dernier, les résidents d’Outremont disposaient de trois mois pour la signer.

Près de deux semaines plus tard, soit le 17 juillet, ce nombre avait d'ores et déjà été dépassé.«On ne va pas se limiter à 925», a indiqué Marc Poulin, résident d’Outremont et auteur de la pétition.

«C’est le conseil d’arrondissement qui va avoir la responsabilité de tenir la consultation publique», a expliqué Sylvain Leclerc, chargé de communication à l’arrondissement d’Outremont. Il peut aussi déléguer la tâche à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), par exemple.

Tarification exclue

Des restrictions s’appliquent aux consultations découlant du droit d’initiative. Il ne s’applique pas à des sujets comme le budget, la tarification ou les taxes. Ainsi, la tarification sera exclue d’une future consultation sur la nouvelle politique de stationnement.

Malgré l’exclusion des aspects budgétaires, M. Poulin estime qu’une consultation permettra d’obtenir des réponses. «Avec le processus de consultation publique vient une obligation de faire un rapport», a-t-il dit.

Lors des débats sur le règlement sur le stationnement, des citoyens avaient réclamé des études.

Sans aller dans les détails de la tarification, la question plus générale de la gratuité du stationnement pourrait être soulevée, a illustré M. Leclerc. L’alternance du stationnement sur rue pourrait aussi être discutée, par exemple.

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