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Béatrice Picard: toujours aussi active!

Nicolas Fauteux

 - Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Si elle vient de franchir le cap des 90 ans, Béatrice Picard n’en demeure pas moins très énergique. Elle a beau avoir 60 ans de carrière derrière elle, l’actrice cumule encore les contrats et planche sur de nombreux projets. Pas étonnant qu’elle soit l’une des comédiennes préférées des Québécois!

Madame Picard, nous voulons d’abord vous souhaiter un joyeux anniversaire! Comment allez-vous? (Elle a célébré ses 90 ans le 3 juillet, NDLR.)

Je vais très bien. Je me garde en forme physiquement et je garde mon esprit occupé. Je tâche de rester en éveil. J’essaie de voir et de savoir tout ce qui se fait au Québec, et je tente toujours d’établir des contacts, entre autres avec les plus jeunes.


La transmission vous tient à cœur...

Bien sûr. C’est parfois difficile, parce que la plus jeune génération veut faire sa propre place, mais je considère que c’est à nous, les plus vieux, de garder la nôtre. On a certainement des choses à apporter. Beaucoup de gens me parlent de toute une génération et d’une époque que nous avons oubliées. Pourtant, il est essentiel de savoir d’où on vient. À la lumière de tout le chemin qui a été fait, on n’a rien à envier aux autres.

De quelle façon votre famille et vos amis ont-ils célébré votre anniversaire?

Disons qu’on a plus ou moins souligné l’événement. Il faut avouer qu’il y a eu un bémol dans tout ça, puisque ma sœur aînée, Anita, est décédée le lendemain de mon anniversaire. Elle venait de passer une semaine à l’hôpital. Mais elle a eu une belle vie, et la vie continue. Cela dit, tout le monde m’a appelée pour me souhaiter bonne fête, et un de mes fils m’a reçue chez lui.

À quoi ressemble votre emploi du temps cet été?

Je continue de faire du doublage pour le dessin animé
«Les Simpson», qui en est à sa 31e saison (Béatrice y prête sa voix à Marge Simpson, NDLR). Je poursuis aussi les représentations de la pièce «Maintenant je sais quelque chose que tu ne sais pas», de Dany Boudreault, un peu partout dans les environs de Montréal. Par ailleurs, du côté de mes projets, je travaille sur un hommage à Antonine Maillet.

Outre votre carrière, en quoi consistent vos activités quotidiennes?

J’essaie d’avoir des activités cérébrales autant que physiques. Je bouge constamment et je marche beaucoup. Je vais souvent au théâtre, je m’occupe de mes fleurs, je lis. Aussi, une des choses les plus importantes pour moi est mon implication avec l’organisme Les Petits Frères, dont je suis la marraine. Voir ces gens merveilleux, les rencontrer et les soutenir, j’adore ça. Je les appelle «mes étoiles» car, comme les étoiles, même si je ne les vois pas tout le temps, je sais qu’ils sont toujours là.

Tous les jours, vous devez croiser des gens du public qui vous saluent et vous témoignent leur affection...

Oui, et j’apprécie beaucoup cet amour qu’on me manifeste. C’est toujours un grand plaisir d’être appréciée par les gens. Ça réconforte, l’amour! J’en ai d’ailleurs reçu beaucoup récemment lorsque j’ai participé aux festivités de la Fête nationale à Laval. Il y avait
40 000 personnes, et j’ai lu un poème de Léo Piché sur l’unité, sur le fait que tout le monde qui est ici a une appartenance au Québec. L’accueil que j’ai reçu a été très chaleureux.


Pour plus d’informations sur la pièce «Maintenant je sais quelque chose que tu ne sais pas», consultez le bluff.qc.ca.