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Le lait au chocolat ne sauve pas de vies

Marie-Christine Trottier | Le Journal de Montréal

glass of chocolate milk

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres: les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.

L’ÉNONCÉ

Andrew Scheer, le chef du Parti conservateur du Canada, a promis de réviser le guide alimentaire canadien s’il est élu aux prochaines élections, et a défendu la place qu’occupait le lait dans le précédent guide.

« Je crois sincèrement que le lait au chocolat a sauvé la vie de mon fils », a-t-il déclaré devant une assemblée de producteurs laitiers mercredi, avec une pointe d’humour, soulignant à quel point son fils était difficile dans ses goûts alimentaires.

LES FAITS

C’est vrai que le nouveau guide alimentaire ne recommande plus spécifiquement la consommation de produits laitiers en éliminant les portions et les groupes alimentaires.

Le nouveau guide n’écarte pas la consommation de lait, mais l’inclut plutôt dans les produits protéinés. Il suggère de consommer « plus souvent des aliments protéinés d’origine végétale » comme le lait de soya.

Pour ce qui est du lait au chocolat, non seulement il ne sauve pas la vie des gens, mais, au contraire, le guide le classe comme « boisson sucrée ». « La consommation de boissons sucrées peut entraîner un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de carie dentaire chez les enfants », est-il écrit sur le site du guide alimentaire.

L’outil de référence recommande de remplacer ces boissons par de l’eau afin de « réduire la quantité de sucre consommée ».

Le chiffre de la semaine: 18,4 M$

C’est le coût du futur pavillon du Canada à l’Expo universelle qui se tiendra à Dubaï, aux Émirats arabes unis, en 2020.

Le montant du contrat, octroyé récemment par le ministère des Affaires étrangères, est plus élevé que les estimations du gouvernement, qui prévoyait injecter 16 millions $ pour la conception, la construction et l’opération du bâtiment.

L’aménagement d’une « présentation publique », une installation multimédia qui mettra entre autres de l’avant l’intelligence artificielle, est aussi inclus dans le prix.

Le pavillon, avec une superficie d’environ 1250 m2, sera près de trois fois plus petit que celui de l’Expo universelle de Shanghai, en 2010, qui avait coûté 27,4 M$ aux contribuables.

Le public pourra visiter le pavillon du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021. Le Canada compte notamment sur l’Expo 2020 pour stimuler les investissements étrangers et le tourisme.

– Sarah Daoust-Braun