/news/currentevents

Des recherches très complexes au Labrador

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

L’appareil de type Beaver qui transportait sept personnes, dont quatre touristes américains, s’est écrasé le 15 juillet dernier. Ci-dessus, on voit un avion similaire à celui qui s’est abîmé. Il ne s’agit pas de celui qui fut impliqué dans le drame.

L’appareil de type Beaver qui transportait sept personnes, dont quatre touristes américains, s’est écrasé le 15 juillet dernier. Ci-dessus, on voit un avion similaire à celui qui s’est abîmé. Il ne s’agit pas de celui qui fut impliqué dans le drame.

Les forts vents et les pluies torrentielles ont vraisemblablement fait couler les restes de l’hydravion d’Air Saguenay qui s’est écrasé récemment dans un lac éloigné du Labrador, si bien que le pilote, un guide et deux touristes demeuraient introuvables, en fin de semaine, plusieurs jours après le drame.

L’équipe de plongeurs, de recherches au sol et d’enquêteurs de la Gendarmerie royale canadienne (GRC), arrivée vendredi au lac Mistastin, fait face à un niveau de difficulté plus important que prévu, rapporte le président d’Air Saguenay, Jean Tremblay.

« Actuellement, la GRC a environ une quinzaine de policiers et de plongeurs sur place, sauf qu’il y a eu de gros vents, et apparemment la carcasse a coulé pas mal au fond. Le lac est quand même assez profond, c’est 220 pieds d’eau, donc les plongeurs ne sont pas équipés actuellement pour plonger aussi profondément », a-t-il expliqué au Journal, dimanche.

L’armée avait découvert la dépouille de trois victimes, un guide de 47 ans de Terre-Neuve-et-Labrador et deux touristes américains sexagénaires, mardi dernier, au lendemain de l’écrasement. Les recherches au sol et du haut des airs n’ont pas permis de repérer des survivants. Les quatre disparus ont fort probablement sombré au fond du lac avec la carlingue, estime M. Tremblay.

Un nouveau bilan lundi matin

Selon les informations les plus récentes disponibles, qui datent de samedi soir, aucun d’eux n’avait encore été retrouvé, a confirmé Glenda Power, directrice des communications stratégiques de la GRC à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les policiers dépêchés ont établi un campement et ont poursuivi leur travail toute la fin de semaine. Un nouveau point sur l’état des recherches devrait être fait lundi matin.

Mme Power n’a pas voulu confirmer les informations de M. Tremblay voulant que la carlingue soit difficile d’accès, mais reconnaît que « ce sont certainement des recherches qui sont compliquées », notamment à cause de la profondeur de la masse d’eau.

Lorsque la GRC aura terminé son travail, Air Saguenay supervisera la récupération de l’épave de son appareil. Jean Tremblay tient fermement à se rendre sur place. « Je veux quand même essayer de comprendre personnellement », dit-il.

Dans la même catégorie