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«On est convaincu qu’ils font tout ce qu’il faut pour sortir du piège où ils sont»

TVA Nouvelles

Déjà 11 jours que le PDG de Savoura et son fils de 14 ans, Justin, manquent à l’appel. Le duo père-fils s’était envolé à bord de l’appareil Robinson de M. Roy depuis son chalet des Hautes-Laurentides en direction de Sainte-Sophie. L’hélicoptère aurait survolé le Lac-De la Bidière, mais n’est pas rentré à bon port comme prévu le 10 juillet.

«On garde espoir en la force de Stéphane et son fils. Le fils suivait les traces de son père. Ce sont des battants. On est convaincu qu’ils font tout ce qu’il faut pour sortir du piège où ils sont», appuie le frère du disparu, Daniel Roy.

Après avoir quadrillé en vain une superficie de plus de 20 000 km2 dans l’espoir de retrouver l’hélicoptère R44 disparu et ses deux occupants, l’Aviation royale canadienne (ARC) a décidé, hier, de stopper ses recherches.

Daniel Roy compose difficilement avec la décision de l’armée de stopper les recherches. «C’est un coup dur, mais on le voyait venir. (...) On est conscient qu’ils ont utilisé tous les moyens, toutes les ressources qu’ils avaient à leur disposition, mais nous on ne baisse pas les bras.»

Recherches de la SQ

C’est la Sûreté du Québec (SQ) qui a pris le relais dans le dossier qui est maintenant traité comme une enquête sur des personnes disparues. L’hélicoptère de la police provinciale a d’ailleurs patrouillé du haut des airs, samedi, la région où l’hélicoptère personnel de Stéphane Roy a disparu. Dimanche, un hélicoptère de la SQ et un autre du groupe de pilotes bénévoles poursuivaient les recherches aériennes.

La Sûreté du Québec réévaluera d’ici ce soir ses interventions sur le terrain. Dans les prochains jours, les équipes de recherches terrestres et nautiques de la SQ pourraient être déployées si de nouveaux éléments d’enquête le commandent.

Daniel Roy est inquiet des informations diffusées par la SQ quant aux recherches à venir. «Est-on en train de nous préparer à arrêter les recherches? Je comprends qu’une enquête doit se faire (sur les causes possibles de l’accident). Mais la priorité, c’est de les retrouver vivants.»

«Si l’armée n’est pas là pour scruter le terrain. Si les gens en camping (dans les Laurentides) n’ont pas d’indices qui sont validés, la Sûreté du Québec va arrêter ses recherches et va attendre à l’automne que les feuilles soient tombées et là c’est sûr et certain que ce n’est pas deux personnes vivantes que l’on va retrouver, c’est deux corps morts», se désole Daniel Roy.

Bénévoles et vacanciers

Daniel Roy demande toujours aux campeurs et vacanciers qui seront dans les Laurentides d’être à l’affût de moindre élément qui pourrait aider aux recherches. Il compte encore également sur la présence de bénévoles pour retrouver les deux disparus.

Le 10 juillet, l’hélicoptère R44 de M. Roy a survolé la région située entre le Lac-De la Bidière et Sainte-Sophie dans les Laurentides. Son retard a été signalé et le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (CCCOS) de Trenton en Ontario a lancé les recherches.