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«Animaux à la retraite»: fin de carrière paisible pour bêtes vaillantes

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/Datsit Sphère Productions

Chevaux de spectacles et chimpanzés de laboratoire ont aussi souvent droit à une fin de carrière paisible après une vie d’efforts et de labeur au service de l’humain.

Le nouveau docu-réalité «Animaux à la retraite», de TVA, nous fera découvrir les maisons de retraite qui accueillent ces vaillantes bêtes professionnelles, les soins vétérinaires spécialisés qui leur sont prodigués et les activités adaptées qui leur sont proposées.

Mathieu Roy, que le public de «Salut Bonjour» connaît pour ses chroniques techno, animera ce rendez-vous hebdomadaire de 30 minutes, qui s’annonce aussi instructif qu’émouvant.

«La ligne directrice, c’est vraiment d’aller à la rencontre des gens qui s’occupent de ces animaux-là, explique ce dernier. Ça se rapproche d’un documentaire où on découvre des animaux, mais à travers des gens qui ont un cœur immense et qui se sont donné comme mission de s’assurer que ces animaux à la vie marginale aient une belle retraite, une belle fin de vie.»

Thèmes

Déjà, l’équipe d’«Animaux à la retraite» a visité deux refuges, à Sutton et à Rawdon. Dans le premier, Mathieu Roy a fraternisé avec des animaux de la ferme, dont des vaches laitières et «trois immenses porcs», qui ont échappé à l’abattoir et qui s’ébattent maintenant en liberté sur un vaste terrain.

La deuxième entreprise qu’il a explorée a comme objectif de prendre soin des chiens de traineaux qui, une fois désattelés, peuvent enseigner les rudiments de la course à leurs semblables plus jeunes.

«Il y a trois étapes: les chiens actifs, préretraités et retraités, résume Mathieu Roy. Les gens qui s’occupent d’eux ont un peu tourné le dos aux conventions sociales, au fait d’habiter en ville, avec une auto et un travail régulier.»

«Animaux à la retraite» emmènera également les téléspectateurs à Carignan, à Québec et à Valleyfield, près de la frontière ontarienne, entre autres.

«On ne verra pas un refuge par émission. On va aborder des thèmes, découvrir les gens et l’histoire des animaux. Quel a été leur travail? Comment a été leur dernière journée? Comment ont-ils été amenés à la retraite? On touche aussi à des thèmes beaucoup plus terre à terre, comme le financement des endroits qu’on visite, et la mort, qui est une conclusion nécessaire, évidente», précise Mathieu Roy, qui s’émerveille du savoir-faire des membres de la maison de production Datsit Sphère, déjà habitués de traiter les animaux avec délicatesse, forts de leur expérience sur «Un zoo pas comme les autres».

Vertige

Mathieu Roy songeait justement à faire travailler son chien Tom, «un beau gros toutou, un puits sans fonds à caresses», en le mettant à la disposition des personnes malades soulagées par la zoothérapie, quand on lui a offert d’animer «Animaux à la retraite».

Lui-même fasciné par l’animal depuis sa tendre enfance, le papa de trois chérubins de cinq ans, deux ans et six mois, a déjà hâte de regarder l’émission avec sa fille aînée, elle aussi amoureuse de nos amis à poils et à plumes.

Qui plus est, ce nouvel engagement professionnel représente pour lui un défi d’envergure, qui tombe à point nommé pour ses 40 ans, et qui s’ajoute à celui, déjà costaud, de remplacer Ève-Marie Lortie à la barre de «Salut Bonjour Weekend» pendant six semaines cet été.

«C’est le plus grand vertige professionnel que j’ai eu de ma vie. Je reste très terre à terre et humble par rapport à ça. Ça peut aller vite et finir vite, dans ce milieu-là. Quand je reviens à la maison, je change des couches, je promène le chien et je fais du coloriage, en m’avisant de ne pas dépasser les lignes!» avance-t-il en riant.