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Une trans dit avoir été discriminée par une esthéticienne qui n’a pas voulu l’épiler

Agence QMI

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Le Journal de Québec

Une trans de la Colombie-Britannique accuse une esthéticienne de discrimination après que cette dernière eut refusé d’épiler ses parties génitales, qui sont celles d’un homme.

Mercredi dernier, Jessica Yaniv a raconté devant le Tribunal provincial des droits de la personne être entrée en contact sur Facebook au printemps 2018 avec Marcia Da Silva, qui commençait à exploiter un petit salon d’épilation féminine de chez elle, a rapporté le «Vancouver Sun ».

Les deux femmes ont commencé à échanger des textos pour programmer une date de rendez-vous, mais l’esthéticienne a annulé la séance d’épilation quand Jessica Yaniv lui a indiqué qu’elle était transgenre et non transsexuelle.

«Pour ma sécurité, j’ai dit non», a défendu Marcia Da Silva lors de son témoignage recueilli par le quotidien.

Celle qui a fermé son salon après les événements a également plaidé qu’elle était inconfortable à l’idée d’épiler des organes masculins et qu’elle avait seulement été formée pour épiler les maillots féminins.

Un expert en épilation est d’ailleurs venu corroborer les dires de l’ancienne esthéticienne lors de l’audience. Selon lui, il y a des salons qui se spécialisent dans l’épilation masculine parce que la technique est très différente pour les hommes comme leur peau est beaucoup plus mince.

Peut-on discriminer quelqu'un à cause de son sexe?

Marcia Da Silva a pour sa part indiqué qu’elle n’aurait pas eu de problème à faire le maillot de Jessica Yaniv, si elle avait subi une vagino-plastie.

«Je n’ai aucun problème avec les personnes LGBT», a-t-elle assuré.

Pour Jessica Yaniv, elle est autant une femme que n’importe laquelle, même si elle n’a pas été opérée.

«Vous ne pouvez pas choisir qui sera votre clientèle», a-t-elle rétorqué, allant jusqu’à qualifier Marcia Da Silva de «néonazie».

Jessica Yaniv, qui se décrit comme une activiste LGBTQ2SIA, n’en est pas à ses premiers combats puisqu’elle est très présente sur les réseaux sociaux.