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L’Église Saint-Sacrement fermée pour des raisons de sécurité

Pierre-Paul Biron | Journal de Québec 

L’église du Très-Saint-Sacrement avait été mise en vente l’an dernier puisque la fabrique ne pouvait plus assumer les importants coûts de rénovation qui aurait assuré la survie de l’édifice.

Daniel Mallard / Archives

L’église du Très-Saint-Sacrement avait été mise en vente l’an dernier puisque la fabrique ne pouvait plus assumer les importants coûts de rénovation qui aurait assuré la survie de l’édifice.

L’église du Très-Saint-Sacrement est fermée jusqu’à nouvel ordre en raison de problèmes structurels importants qui pourraient même sonner le glas du bâtiment.

C’est le dépôt d’un nouveau rapport sur l’état du bâtiment qui a mené à cette décision que le curé Gérard Busque a qualifiée de «gros coup venu plus vite que prévu».

Les problèmes structurels sont si graves qu’ils ne permettent tout simplement plus le maintien des activités de l’église dans un cadre sécuritaire, l’église et son stationnement sont donc fermés jusqu’à nouvel ordre.

Au-delà des problèmes déjà connus et qui nécessitent des travaux d’environ 3 M$, d’autres tuiles s’abattent sur la fabrique. Les deux imposants clochers de l’église se détériorent rapidement, la cheminée aussi, tout comme plusieurs fenêtres et le mortier des murs.

«Il y a un danger qui est là et qu’il soit minime ou grand, on doit agir. Avec les clochers et la cheminée, c’est très fragilisé», explique Georges Michel Parent, directeur administratif de la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger, ajoutant qu’un effondrement d’une ou l’autre des structures est possible.

Seulement pour sécuriser les deux clochers, le rapport remis à la fabrique fait état de travaux de l’ordre d’au moins 300 000$. «Et on parle juste de sécurisation», insiste M. Parent.

Fermeture définitive?

La durée de la fermeture est pour l’instant indéterminée, mais le père Busque ne se fait pas d’illusion. C’est peut-être la fermeture définitive de l’Église du Très-Saint-Sacrement qu’il a annoncée mardi si jamais aucun financement n’était trouvé.

«C’est une des possibilités la fermeture définitive, mais on verra dans le futur», se contente d’affirmer le curé, rappelant que l’église était toujours en vente. «Ce qu’on attend, c’est un acquéreur qui répondra à nos demandes. Pour le reste, il fera ce qu’il pourra avec [l’église]».

D’ici là, la paroisse n’a pas les fonds nécessaires pour entreprendre des travaux. Questionné sur ce qu’il y a dans les coffres disponibles pour le chantier du Très-Saint-Sacrement, le curé Busque l’admet sans détour: «Il y en a pas assez pour faire face à ces dépenses. C’est évident».

Et quant à la possibilité de voir le gouvernement être tenté de sauver le bâtiment, la fabrique ne se berce pas d’illusions. «On n’en est pas à ce niveau. Est-ce qu’on va y aller d’une rénovation complète, je ne pense pas», affirme Georges Michel Parent.

Pas patrimoniale pour la Ville

L’église avait été mise en vente l’an dernier puisque la fabrique ne pouvait plus assumer les importants coûts de rénovation qui auraient assuré la survie de l’édifice.

Le conseiller municipal Yvon Bussière, également marguiller au conseil de la fabrique de la paroisse, avait déposé une demande pour que l’église soit reconnue comme lieu patrimonial par la Ville de Québec, une idée rejetée par l’administration Labeaume.

«Ce sont des églises, ça regarde le diocèse, la fabrique, ça ne regarde pas la Ville de Québec», avait affirmé le maire.