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Québec assure travailler de pair avec les municipalités

TVA Nouvelles

Critiqué par plusieurs municipalités pour sa nouvelle carte des zones inondables, Québec assure travailler de pair avec les maires et mairesses concernés.

«On travaille avec les municipalités. Mais quand on est maire et mairesse, c’est normal de réconforter et de rassurer les citoyens», a soutenu la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, mardi, sur les ondes de TVA Nouvelles.

 

C’est que depuis le dévoilement de la zone d’intervention spéciale (ZIS), dans laquelle il sera interdit de construire de nouveaux bâtiments ou de reconstruire des bâtiments détruits par une inondation, la colère de plusieurs maires se fait entendre.

C’est le cas à Beaconsfield, une petite ville de l’ouest de l’île de Montréal.

Jamais inondée dans les 109 dernières années, la municipalité est toutefois incluse dans la ZIS de Québec.

Plus de 150 résidences sont donc touchées par ce nouveau décret, une idée inconcevable pour le maire de Beaconsfield.

«On entend souvent parler de fausses nouvelles, ici on parle de fausses inondations», a déclaré le maire de Beaconsfield, George Bourelle, mardi, en entrevue à LCN.

Le maire dit comprendre l’intention de Québec avec la ZIS, mais pas la manière de procéder.

 

«On nous a remis la balle dans notre cour. C’est totalement injustifiable la manière dont ça a été fait», a soutenu le maire Bourelle.

Ce n’est pas l’avis de la ministre Laforest. «C’est le travail des maires et mairesses de nous faire part de leurs demandes. Aux Affaires municipales et à l’Environnement, on travaille à temps plein pour retirer des zones qui ne devraient pas être dans la cartographie», a expliqué la ministre, précisant que les zones touchées avaient été déterminées selon plusieurs critères.

Pour la ministre Laforest, avec la ZIS, son gouvernement est «en train de créer ce qui n’avait jamais été fait au Québec» pour protéger l’environnement et éviter des dépenses engendrées par les inondations.

Alors que le gouvernement du Québec avait donné aux maires et mairesses jusqu’au 19 août pour effectuer des demandes de révision, la ministre s’est montrée rassurante.

«Le travail se fait très bien. On a eu plusieurs demandes de modifications. Mais s’il reste du travail après le 19 août, on va continuer», a-t-elle conclu.

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