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Les premières images du site de l'écrasement témoignent d'un «choc brutal»

TVA Nouvelles

L’hélicoptère TVA Nouvelles a survolé la scène de l’écrasement de l’appareil du PDG de Savoura, Stéphane Roy, et de son fils, des images qui témoignent d'un «choc brutal» au moment de toucher le sol.

Sur ces premières images, on peut clairement voir que l’impact semble avoir été violent. Queue déformée, tôle froissée, hélice cassée: les dommages subis par l’hélicoptère sont considérables.

La carcasse a été localisée jeudi par une équipe de la Sûreté du Québec, près du lac Valtrie au nord du parc national du Mont-Tremblant.

Stéphane Roy et son fils Justin n’ont malheureusement pas survécu à cet accident.

Le BST a confirmé jeudi soir qu'il dépêcherait une équipe d'enquêteurs sur place pour faire la lumière sur ce qui s'est produit.

 

Choc assez brutal

Selon un pilote d’hélicoptère chevronné, les images de la carcasse du Robinson R44 au sol donnent l’impression que l’appareil est tombé à la verticale et il y a eu un «choc assez brutal au contact du sol».

«Si l’hélicoptère avait percuté avec une vitesse d’avant, il y aurait eu une certaine traînée, des arbres cassés, soulève Patrick Lafleur, chef-pilote chez Passport Hélico. On peut prétendre que l’hélicoptère s’est posé avec assez peu de vitesse (vers l’avant).»

 

Il est toutefois possible que l’hélice tournait toujours au moment de toucher le sol.

«Dès que le rotor, les deux pales qui tournent à une très grande vitesse, frappe par exemple les arbres, le choc est brutal et l’hélicoptère se détruit très rapidement, explique le pilote. Ce qu’on voit là, c’est caractéristique du contact des pales avec les arbres.»

Pour sa part, le pilote ne comprend toujours pas comment il se fait que la balise de localisation, qui se déclenche normalement de façon automatique lors d’un impact, ne se soit pas activée.

«Avec un choc comme celui-là, la radiobalise aurait dû se déclencher. J’ai fait des manœuvres un peu intenses avec l’hélicoptère, et la radiobalise s’est déclenchée sans que ce soit un choc, témoigne-t-il. Qu’est-ce qui a fait défaut? L’enquête va le révéler.»

Couvert forestier maximum

Le pilote de l’hélicoptère de TVA Nouvelles, Michel Careau, a précisé que l’appareil avait suivi sa ligne de vol. Selon les cartes, l’hélicoptère n’a pas dévié de sa course.

«Ça ne pouvait pas être plus précis que ça, a-t-il expliqué. Maintenant, le couvert forestier est à son maximum. Il est très dense à plusieurs endroits, alors oui, c’est à peu près comme chercher une aiguille dans une botte de foin. C’était pratiquement impossible.»

Michel Careau s'est également questionné sur la balise de secours qui ne s'est pas déclenchée.