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Les détails qui ont mené à l'hélicoptère

Antoine Lacroix | Journal de Montréal

Capture d'écran TVA Nouvelles

C’était une question d’heures avant que la Sûreté du Québec (SQ) ne retrouve l’hélicoptère dans lequel le président de Savoura et son fils ont tragiquement perdu la vie, dans une enquête qui n’a lésiné sur aucune ressource.

«On allait y arriver d’ici une heure environ. Si ce n’était pas l’hélico qui avait un visuel, c’était les marcheurs qui allaient tomber dessus», a expliqué au Journal le sergent Alain Gagnon, responsable de l’équipe des services d’urgence au poste de Mascouche de la SQ.

L’important travail de recherche mené depuis le signalement de la disparition de Stéphane Roy et de son fils Justin, le 11 juillet, a permis d’isoler un secteur bien précis.

«Le principal obstacle, c’était la superficie du territoire où on devait faire les recherches. C’était immense, on cherchait une aiguille dans une botte de foin», note le responsable de la division des crimes majeurs, Martin Bouchard, ajoutant que les équipes au sol ont dû affronter du terrain accidenté et des marécages.

Face à la densité de la forêt entre Lac-De La Bidière et Sainte-Sophie, le recoupement des données du cellulaire de M. Roy a été crucial, alors qu’initialement la zone de recherche était de 20 000 km2.

Jeudi, en fin d’après-midi, ils ont finalement découvert l’épave de l’hélicoptère, non loin du lac Valtrie.

Pensées pour la famille

Un sentiment d’excitation s’est fait sentir au sein des équipes impliquées dans l’opération lors de l’annonce sur les ondes radio que l’appareil avait finalement été repéré.

«On est content, on a le sentiment du devoir accompli, mais on pense tout de suite à la famille qui souhaitait qu’on retrouve les disparus», avoue le sergent Gagnon.

Jusqu’au dernier moment, les proches de Stéphane Roy ont espéré que son fils et lui soient vivants.

«On veut un dénouement heureux pour mettre fin à l’attente insoutenable des proches, mais on est réaliste et on craint ce qui s’en vient. Une annonce de décès, c’est une des pires affaires, comme policier. On pense au deuil qu’ils vivent», ajoute M. Bouchard.

Presque tout a été déployé

Or, les policiers ont réquisitionné pratiquement toutes les ressources humaines et matérielles disponibles afin de les retrouver rapidement.

«Dans un dossier comme ça, il n’y a pas de limites, soutient Alain Gagnon. Même si parfois les recherches étaient suspendues, l’enquête n’a jamais cessé d’avancer.»

En fonction des progrès de l’investigation, hélicoptères, quads, VTT amphibies, bateaux et plongeurs ont tous été utilisés pour réduire la zone de recherche. Les agents marcheurs accompagnés de bénévoles ont été déployés sur le terrain la veille de la découverte de la carcasse.

«On a travaillé tous les soirs. Les recherches au sol se faisaient jusqu’à ce qu’il fasse noir, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus voler. Parfois, on était au téléphone jusqu’à minuit, on recommençait très tôt le lendemain matin. Ç’a été un gros travail d’équipe», termine Martin Bouchard.

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