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Des leçons à tirer pour «toutes les grandes organisations» dit Éric Caire

Marc-André Gagnon | Journal de Montréal

Desjardins et Capital One «ont fait la démonstration qu’elles avaient une faiblesse» pour ce qui est de détecter les cybermenaces à l’interne, croit le ministre québécois Éric Caire, qui y voit des leçons à tirer pour «toutes les grandes organisations».

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«Ça nous fait la démonstration que cette question-là de la cybersécurité, je pense qu’il faut que ça devienne un sujet d’importance», a commenté le ministre délégué à la transformation numérique, après que Capital One ait annoncé qu’elle s’est fait subtiliser les données personnelles de 6 millions de Canadiens.

Bien qu’il trouve «malheureux» que des milliers de Québécois aient été victimes de ce vol de données, comme chez Desjardins, «à toute chose, malheur est bon», a dit le ministre Caire.

 

Pas d’économies à faire

Celui qui est sorti de ses vacances pour réagir au nom du gouvernement du Québec trouve d’ailleurs dans ces deux vols de nouveaux arguments pour justifier la restructuration informatique majeure entamée en début d’année.

«Aujourd’hui, on comprend que d’investir dans la cybersécurité, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. Que de rehausser notre expertise en cybersécurité, c’est absolument essentiel : on ne peut pas faire l’économie de ça», a soutenu M. Caire.

À terme, Québec regroupera 457 centres de traitement informatique (CTI) sur deux pôles, en ayant recours à l’infonuagique, notamment au privé, avec des géants comme Amazon, Microsoft et IBM.

Les oppositions inquiètes

C’est d’ailleurs ce qui inquiète les partis d’opposition, qui pressent le gouvernement d’accepter de convoquer les grandes banques en commission parlementaire.

«Le gouvernement, première des choses, devrait rassurer les Québécois», a dit la députée libérale Marwah Rizqy.

«La protection des données personnelles, c’est le dossier qui préoccupe le plus les Québécois cet été. Nous, on s’en rend compte, et on aimerait ça que le gouvernement en fasse autant», a indiqué de son côté le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

«Le vol de données personnelles est une véritable ruée vers l'or sur les marchés noirs virtuels et les conséquences de ces fuites peuvent être catastrophiques. Il est grand temps de sonner la fin de la récréation», a déclaré pour sa part le député solidaire d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc.

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