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«Mon fils»: Antoine L’Écuyer sera le fils d’Élise Guilbault

Marc-André Lemieux

 - Agence QMI

PHOTO D’ARCHIVES, BEN PELOSSE/JOURNAL DE MONTRÉAL

Antoine L’Écuyer a décroché le premier rôle dans «Mon fils», une nouvelle série d’Anne Boyer et Michel D’Astous destinée au Club illico.

Le comédien, qui s’est récemment illustré dans «Jérémie» (nomination aux Gémeaux) et «Victor Lessard», campe un jeune schizophrène aux côtés d’Élise Guilbault, qui interprète sa mère.

Plusieurs autres acteurs ont rejoint la distribution du drame psychologique réalisé par Mariloup Wolfe, dont Dominique Pétin («Ruptures»), Paul Ahmarani («Appelle-moi si tu meurs»), Kathleen Fortin («Unité 9»), Laurie Babin («L’Échappée») et Lili-Ann De Francesco, découverte à «La Voix».

En tournage depuis le week-end dernier, «Mon fils» brosse le portrait de Jacob, un étudiant au cégep de 18 ans, sportif et populaire, dont l’existence bascule lorsqu’il reçoit un diagnostic de schizophrénie. Cette nouvelle chamboule également ses proches, dont Laurence, sa petite sœur, défendue par Émilie Bierre («Les beaux malaises», «Une colonie»).

«On dit souvent que l’alcoolisme fait plusieurs victimes. La maladie mentale, c’est encore pire. C’est une bombe dans une famille. Parce que l’espoir de guérison est mince», indique Michel D’Astous au «Journal de Montréal».

«La sœur de Jacob, c’est un peu comme la lanceuse d’alerte, ajoute l’auteur et producteur. Elle vit au quotidien avec son frère. Elle le voit aller. Elle questionne son comportement. Et comme elle va bien, quand il commence à déraper, elle commence à passer inaperçue. C’est lourd pour elle aussi.»

Quant à Patrice Godin, après avoir terrorisé près de 2 millions de téléspectateurs en campant le psychopathe Yannick Dubeau dans «District 31», il interprète le père de Jacob, un urbaniste retraité avec lequel ce dernier entretient une relation complexe et conflictuelle depuis qu’il a quitté sa mère.

Enfin, Luc Senay jouera son psychiatre, René Richard Cyr, un patient schizophrène, Mehdi Bousaidan, son ami, et Robert Montcalm, un préposé du pavillon psychiatrique.

Un tour de force

Antoine L’Écuyer a obtenu le rôle de Jacob après avoir épaté la galerie en audition.

«Antoine a joué deux scènes : une scène conventionnelle de souper de famille et une scène plus intense où Jacob est interné de force, raconte Michel D’Astous. C’est un tour de force qu’il a réalisé parce que même si c’était deux scènes totalement différentes, on reconnaissait le même personnage.»

«Antoine avait le look et l’énergie du personnage principal. On sentait qu’il avait une certaine fragilité à laquelle on pouvait s’identifier.»

Drame intimiste

Michel D’Astous qualifie «Mon fils» de drame «intimiste». La série de six épisodes, produite par Duo Productions et Québecor Contenu, retracera le parcours du jeune homme sur plus d’un an et demi.

«On suit Jacob dans ses démarches, ses rechutes, ses fuites, son déni, son acceptation... C’était un gros défi d’écriture parce qu’à travers les épreuves, on voulait donner un peu d’espoir, on voulait mettre un peu de lumière sans tomber dans quelque chose de très Walt Disney.»

Les tournages de «Mon fils» se poursuivent jusqu’au 8 septembre. La série atterrira sur Club illico cet hiver.