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On lui refuse la stérilisation, même si elle ne veut pas d’enfant

 - Agence QMI

The image of a gynecological chair

Stock Adobe

À 26 ans, la sexologue Isabelle Arcoite est catégorique: elle ne veut pas avoir d’enfant et veut se faire stériliser. Toutefois, tous les médecins qu’elle a rencontrés jusqu’à maintenant refusent d’acquiescer à sa demande.

«Il n’y a même pas eu de réflexion, c’est un non», a laissé tomber celle qui est également la cofondatrice de la plateforme d'éducation sexuelle On SEXplique ça.

En entrevue à QUB radio, Isabelle Arcoite raconte qu’elle a «toujours su» qu’elle ne voulait pas avoir d’enfant.

«Je n’ai pas ce besoin-là, je n’ai pas ce sentiment-là, je n’ai pas cette envie-là. Je n’en ai jamais voulu. Je n’ai pas besoin de ça dans ma vie», a-t-elle souligné en réponse à l’animatrice Rose-Aimée Automne T. Morin.

Pour elle, la stérilisation apparaît donc comme une avenue logique, qui lui permettrait en même temps de ne plus avoir de menstruations et d’arrêter d’avoir recours à la pilule contraceptive, qu’elle prend de façon continue depuis 12 ans.

Cependant, après avoir consulté cinq médecins pour demander la stérilisation, la sexologue essuie toujours la même réponse: un refus ferme.

La raison? Le risque que la jeune femme change d’idée plus tard dans sa vie.

Au mieux, sa gynécologue actuelle lui a répondu qu’elle reconsidéra peut-être son avis éventuellement. «Quand j’aurai 30 ans, si je suis toujours dans la même situation matrimoniale», a précisé Isabelle Arcoite.

Cela dit, cette réaction du corps médical ne tient pas la route à ses yeux.

«C’est pour ça que les formulaires de consentement, je crois, ont été créés. Est-ce qu’on va remettre en question la décision d’un homme qui voudrait avoir ce genre de stérilisation?», s'est-elle questionnée.

Surtout que pour cette dernière, la stérilisation n’empêche pas nécessairement la maternité, si jamais l’idée de devenir mère lui devenait irrésistible dans quelques années.

«Il y a plein d’autres possibilités pour avoir des enfants que de le porter naturellement», a-t-elle jugé.

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