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Présence de la bactérie E. coli dans le réseau d’eau potable au CHUS Fleurimont de Sherbrooke

Jasmin Dumas | TVA Nouvelles

La présence de la bactérie E. coli a été détectée dans le réseau d’eau potable au CHUS Fleurimont de Sherbrooke. La consommation d’eau est depuis interdite et la direction de l’hôpital a mis en œuvre son plan de mesures d’urgence, une première pour le plus grand centre hospitalier de la région.

C’est en réalisant un examen de routine des conduites d’eau de l’hôpital, jeudi après-midi, que le problème a été découvert. Dès lors, un avis d’ébullition de l’eau a été émis et les abreuvoirs fermés.

Selon la direction de la Santé publique de l’Estrie, les personnes qui ont bu de l’eau dans le bâtiment entre le 27 juillet et le 1er août sont à risque, mais parle d’un risque extrêmement faible.

«La quantité d’E. coli est très faible et c’est le premier signalement du genre dans cet établissement», explique Éric Lampron-Goulet, médecin spécialiste en Santé publique.

Quelques employés ont signalé des symptômes s’apparentant à la gastroentérite, rien d’inhabituel selon le CIUSSS de l’Estrie-CHUS. «C’est une situation désagréable pour tout le monde, mais il n’y a pas lieu de s’alarmer», poursuit le docteur Lampron-Goulet.

Les personnes qui ont consommé l’eau de l’hôpital dans la période critique et qui présentent des symptômes de gastroentérite sont invitées à bien s’hydrater à rester à la maison jusqu’à 48 heures après les derniers symptômes et au besoin, appeler Info-Santé ou consulter un médecin.

Mesures d’urgence

La direction de l’hôpital a mis en œuvre son plan de mesures d’urgence pour s’assurer que le personnel et les usagers puissent avoir accès à une eau de qualité.

Déjà 20 000 litres d’eau embouteillée étaient en réserve, mais une commande de 100 000 litres supplémentaires a été faite. « Ça va nous permettre de durer au moins jusqu’à lundi, peut-être mardi. Parce qu’on sait que le problème ne sera pas réglé avant lundi », indique la coordonnatrice des mesures d’urgence, Karine Guillemette.

Des personnes hospitalisées ont raconté à TVA Nouvelles que la quantité d’eau à leur disposition jeudi soir était limitée. « Il n’y a pas de ration. Jeudi soir c’est sûr que nous devions composer avec le nombre de bouteilles que nous avions en réserve, mais depuis la livraison reçue vendredi matin, il n’y a plus d’enjeu de quantité », nuance Mme Guillemette.

À la cafétéria, où on doit préparer les repas pour des milliers d’employés, patients et visiteurs chaque jour, d’énormes cuves servent à bouillir l’eau.

Pour l’instant, on ignore la source de la bactérie. Des spécialistes sont au travail afin de faire la lumière sur la cause de la contamination.