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Un nouveau champion à Trois-Rivières

Louis Butcher | Journal de Montréal

Andreas Bakkerud a mis fin dimanche à une disette de près de trois ans sans victoire au Championnat du monde de rallycross en s’imposant au Grand Prix de Trois-Rivières à bord de sa Audi A1.

Le Letton Janis Baumanis (Ford Fiesta) et le Russe Timur Timerzyanov (Hyundai i20) l’ont accompagné sur les deuxième et troisième marches du podium respectivement.

Le Norvégien n’avait pas gagné depuis son succès obtenu le 27 novembre 2016 en Argentine.

«Ça fait exactement 981 jours, s’est-il exclamé. Et ça m’a paru une éternité. Mais maintenant, c’est fait et je ne veux certes pas attendre aussi longtemps pour gagner à nouveau.»

«Honnêtement, je ne pensais pas remporter cette course en particulier, a-t-il renchéri. Mais je vais la prendre.»

Pendant ces trois ans de frustration, il a terminé second à 13 reprises.

Bakkerud fait une bonne opération puisqu’il se hisse au deuxième rang du classement des pilotes et ne concède maintenant que cinq points au meneur Kevin Hansen qui a été disqualifié en finale pour conduite antisportive.

Avenir incertain ?

Ce premier week-end du GP de Trois-Rivières (l’épreuve NASCAR y effectuera sa halte annuelle en fin de semaine prochaine) s’est terminé non sans une certaine incertitude quant à l’avenir de cette course en Mauricie... et l’avenir, tout court du Championnat du monde de rallycross.

«Je souhaite vous revoir l’an prochain, mais rien n’est sûr, a souligné Bakkerud. L’hiver sera crucial pour l’avenir de notre championnat. D’importantes réunions y sont prévues avec divers intervenants.»

Le Norvégien reconnaît que la popularité de cette discipline n’est plus la même depuis son introduction en 2014. En montrant du doigt l’entreprise américaine IMG, détentrice des droits commerciaux du rallycross mondial qui, dit-il, en a négligé la promotion.

L’abandon des constructeurs automobiles à la fin de 2018, dont Volkswagen, Audi et Peugeot, n’a certes pas aidé les choses non plus.

«Notre contrat de trois ans signé avec le Championnat du monde de rallycross est maintenant échu, a pour sa part affirmé Dominic Fugère, le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières. En 2016, on avait en poche le nouvellement de l’entente la journée de la course.»

«Or, ce n’est pas le cas cette année. On souhaite le retour du rallycross l’an prochain, mais rien n’est garanti pour le moment.»