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Trois-Rivières: Beaucoup de touristes, peu d’employés

Alexis Tremblay | TVA Nouvelles

La pression exercée sur les commerçants de Trois-Rivières par le tourisme met à rude épreuve les propriétaires et leurs employés, qui doivent mettre les bouchées doubles pour parvenir à servir la clientèle, en contexte de pénurie de main-d'œuvre.

Avec les vacances et différents événements estivaux, ce sont pas moins de 20 000 touristes qui sont attendus à Trois-Rivières samedi. Ceux-ci représentent une manne, mais aussi un défi pour les restaurateurs.

«La pénurie [de main-d'oeuvre] nous frappe comme tout le monde ici. On est obligé de fermer les lundis maintenant parce qu’on veut laisser au moins une journée de congé à nos cuisiniers pendant la semaine», a raconté Patrick Lefebvre, gérant du casse-croute la P’tite saucisse

Le gérant d’expérience confirme que le défi est grand. Il y a deux semaines, un membre de son équipe a pris sept jours de congé pour cause de maladie. L’équipe déjà réduite a été forcée de se débrouiller avec peu de ressources.

«Il y a l’adrénaline qui nous aide. C’est une "job" difficile ! Une "job" saisonnière, avec des horaires qui s’étirent la nuit et la fin de semaine», a-t-il mentionné.

Même refrain dans les boutiques

Le milieu de la restauration n’est pas le seul touché par la pénurie. La propriétaire de Vêtements L et de la Mercerie de luxe, Manon Giroux, explique que l’achalandage est particulièrement intense cet été.

«Il y a beaucoup de monde. Il fait beau et les gens veulent dépenser. Moi, je dois mettre les bouchées doubles. Aujourd’hui, j’ai un employé qui manque à l’appel. C’est moi qui le remplace», a-t-elle confié.

Le commerce voisin à celui de Manon est géré par Annie Hardy. Les deux femmes sont solidaires face à la situation, mais Annie doit faire face à un défi supplémentaire.

«J’ai de la formation à faire. J’ai besoin d’une bonne année pour bien former mes nouveaux employés et les rendre autonomes. Je ne peux pas embaucher quelqu’un rapidement pour l’été», a-t-elle souligné.

Une terrasse ouverte... mais aussi fermée

Au musée Boréalis, l’histoire se répète. Malgré le beau temps et l’achalandage important, le musée, qui offre aussi un service de restauration, doit fermer sa terrasse les midis. Selon la responsable, c’est le seul moyen de donner un peu de répit aux employés.

«Le musée Boréalis, c’est comme l’un de mes enfants. Alors, c’est certain que c’est une décision prise à contre-cœur, mais on n'avait pas le choix», a expliqué Valérie Bouregois, directrice du patrimoine à Culture Trois-Rivières.