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Éducatrices en maternelle: le ministre Roberge se défend d’improviser

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, affirme qu’ouvrir la porte aux éducatrices pour enseigner en maternelle est une façon de prévenir les difficultés de recrutement au préscolaire qui relève de tout sauf de l’improvisation.

Les partis d’opposition ont vivement critiqué le projet de règlement sur les autorisations d’enseigner, déposé par le ministre Roberge, qui prévoit différentes mesures pour élargir l’accès à la profession enseignante.

Québec veut notamment permettre aux éducatrices en services de garde, qui ont un diplôme collégial, d’enseigner en maternelle à condition d’être inscrites dans un baccalauréat en enseignement et d’avoir complété au moins trois cours de cette formation universitaire.

«Ce n’est pas de l’improvisation, lance-t-il. Au contraire, on est proactif, on voit venir que dans deux ans, trois ans, quatre ans, si rien n’était fait on pourrait manquer d’enseignants avec le déploiement de la maternelle 4 ans. Or, justement, on n’improvise pas, on planifie et on prévoit en mettant en place des moyens d’accéder à la profession», a-t-il affirmé au cours d’un entretien avec Le Journal.

M. Roberge refuse d’y voir un nivellement par le bas. Il trouve par ailleurs «très intéressante» la recommandation du Conseil supérieur de l’Éducation, qui lui suggère d’obliger les commissions scolaires à offrir de l’accompagnement professionnel aux nouvelles recrues qui n’auront pas encore complété leur formation universitaire en enseignement.

«C’est une évidence», a-t-il laissé tomber, tout en restant ouvert à discuter des moyens à mettre en place pour y arriver.

Le ministre se défend par ailleurs de vouloir mettre en place une mesure qui pourrait nuire à la pénurie de main d’œuvre déjà bien réelle dans le réseau des CPE, comme le craignent des intervenants du réseau.

«On a déjà mis en place un programme de stages rémunérés qui va venir valoriser la formation collégiale en technique d’éducation à l’enfance, pour contrer la pénurie de main d’œuvre. Ça montre bien que ce ne sont pas des ministères qui s’opposent, mais plutôt qui collaborent», a-t-il affirmé.

 

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