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L’avocat criminaliste Robert La Haye meurt à l’âge de 76 ans

Agence QMI

Jocelyn Malette

L'avocat criminaliste bien connu Robert La Haye est décédé en soirée mardi à l’âge de 76 ans.

Il est décédé après un combat contre la maladie, entouré de ses proches, a appris l'Agence QMI.

Diplômé en droit à l'Université d'Ottawa, membre du Barreau du Québec, il avait pris sa retraite en 2015, après une carrière de plus de quarante ans.

Me La Haye était une figure connue des Québécois, ayant souvent été appelé à commenter et expliquer dans les médias au fil des ans les dossiers criminels du moment.

«Dans un premier volet, ma présence dans les médias s’explique tout d’abord par les années d’expérience et de pratique dans le domaine juridique, avait-il dit au média Jurizone.com en 2005 au cours d’une entrevue. J’ai acquis, durant ces années, une façon simple d’expliquer les faits. Toujours dans le but de rendre service à la population, j’aime vulgariser les procès et j’aime démystifier le système judiciaire en présentant mon domaine dans le langage populaire. Dans le second volet, j’aime cette présence dans les médias pour le simple plaisir de faire ce travail.»

Au cours de sa carrière qui l’a mené à défendre des causes de meurtres, de voies de faits, de fraudes et de vols, de la Cour municipale jusqu’à la Cour suprême du Canada, Me La Haye avait plusieurs fois négocié des prises d'otage. Il avait notamment négocié celle de la prison de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, en mars 1978, avec le chroniqueur judiciaire Claude Poirier. Cette prise en otages d’une vingtaine de personnes par trois détenus avait duré 15 jours, s’inscrivant comme «la plus longue dans l’histoire des prisons et des pénitenciers au Canada», s’était souvenu Claude Poirier dans une entrevue qu’il avait accordée au «Journal de Montréal» en 2015.

À Jurizone.com, en 2005, Robert La Haye avait mentionné qu’il avait rêvé de pratiquer le droit dès son enfance et qu’il avait choisi le droit criminel «pour la pratique». «La pratique est très intéressante, avait-il dit. On retire une grande satisfaction et un grand bien-être lorsqu’on vient en aide à une personne.»