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L’écrasement d’une sonde aurait créé sur la Lune une première colonie... d’oursons d’eau

Agence QMI

Tardigrade .

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La sonde israélienne Beresheet, écrasée en avril dernier sur la Lune, aurait relâché à sa surface des tardigrades, un animal quasi indestructible, qui pourraient survivre aux conditions extrêmes lunaires.

Selon le site d’information Wired, la sonde possédait une capsule temporelle fournie par l’Arch Mission Foundation qui comportait une bibliothèque numérique, des échantillons d’ADN et des milliers de tardigrades.

L’entreprise privée SpaceIL, qui a conçu la sonde, tente maintenant de savoir s’ils ont survécu à l’écrasement du 11 avril.

Il faut dire que si l’absence d’atmosphère et les températures extrêmes variant entre -175 et 125 degrés sur la surface lunaire sont incompatibles avec la vie humaine, il en est tout autrement pour ce minuscule animal d’un millimètre, également connu sous le nom d'ourson d'eau.

Sur Terre, le tardigrade est un exemple d’adaptabilité biologique. Il vit autant dans les hautes altitudes de l’Himalaya, à plus de 6 000 m, que dans les profondeurs océaniques et peut survivre autant au vide spatial qu’à des pressions de plus de 1200 fois notre atmosphère. Il survit aussi très bien à l’absence d’oxygène, de nutriments, d’eau, ainsi qu’au sel et aux radiations.

Sa capacité à survivre à presque tout tient à sa fonction de cryptobiose, un état qui permet de mettre son métabolisme en «pause», en se déshydratant. Son espérance de vie active est de 30 mois environ, mais des chercheurs ont pu voir en laboratoire ces animaux se réveiller après 30 ans de cryptobiose.

En 2017, des tardigrades trouvés dans des couches de glace au Groenland vieilles de 2000 ans ont repris vie après avoir été réchauffés.

Si les tardigrades ont survécu à l’écrasement, ils ne pourront donc pas proliférer sur la Lune. Il faudrait alors les faire revenir sur Terre pour les réhydrater et les ramener à la vie.

Le retour d’un humain sur la Lune n’est pas prévu avant 2024 par les Américains.