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Blessé en s’accrochant à un train, il lance un message d'espoir

Jean Houle | TVA Nouvelles

Un adolescent de 14 ans de Saguenay risque l’amputation après avoir essayé de s’accrocher à un train. Il veut aujourd’hui sensibiliser les jeunes à éviter de prendre des risques.

Le 30 avril dernier, Charles Pageau sortait du «skatepark» sur le boulevard Harvey, dans l’arrondissement Jonquière, quand son ami et lui ont décidé de grimper sur un train qui passait par là .

«C'était impulsif... », reconnaît-il aujourd'hui.

Son ami réussit, mais lui sent que sa main ne tiendra pas. Il lâche prise. Dès le contact au sol, sa jambe se serait cassée.

«Si ma jambe ne s'était pas cassée, le train aurait possiblement roulé sur une plus longue partie, jusqu'au genou ou la hanche, on ne le sait pas», a-t-il raconté à TVA Nouvelles

Il est alors transporté à l'hôpital de Chicoutimi, qui n’a pas suffisamment de personnel dans son équipe du soir pour un cas aussi lourd. Il est donc transféré par avion jusqu'à Sainte-Justine, à Montréal. Là-bas, deux équipes pour sa main et deux autres pour sa jambe se relaient.

Charles Pageau est demeuré à Sainte-Justine pendant neuf semaines. Il a subi 10 interventions chirurgicales.

Depuis son retour au Saguenay, il y a un mois, il passe de six à huit heures par semaine à l'unité de réadaptation de Jonquière. L'amputation du pied gauche a été évitée jusqu’ici.

«Il y a eu des bactéries dans la jambe. Les médecins les ont neutralisées, mais elles demeurent là. Une infection ou un choc pourraient causer l'amputation. Je dois même faire attention à ce que je mange», a-t-il confié

Charles Pageau aimerait que son témoignage convainque d’autres jeunes à ne pas faire la même erreur que lui.

«Posez-vous une question: est-ce que ça peut être dangereux? Si c'est oui ou peut-être, sauve-toi! Moi, j'ai fait une erreur de jeunesse», a lancé l’adolescent.

Lui qui aimait le VTT, la motoneige et le BMX est confiné à un fauteuil roulant jusqu'à nouvel ordre. Mais il refuse de se laisser abattre.

«Je ne veux pas la pitié. Je vais remarcher un jour, c'est certain!», a-t-il assuré.