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Le NPD encore accusé d’utiliser les ressources du Parlement à des fins partisanes

Étienne Paré | Agence QMI

ARCHIVES/BORIS PROULX/AGENCE QMI

Le NPD est une fois de plus accusé d’avoir utilisé des fonds publics à des fins partisanes. Une députée libérale a même demandé au Bureau de la régie interne de la Chambre des communes d’enquêter.

La libérale Hedy Fry a avisé vendredi l’organisme que le chef du NPD, Jagmeet Singh, utilisait son bureau de circonscription de Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, afin de mobiliser ses troupes en vue de la campagne électorale d’octobre prochain.

«Tous ensemble, préparons-nous avec enthousiasme à passer le mot et à mener la meilleure campagne possible ici dans Burnaby-Sud», était-il effectivement mentionné dans une invitation, mercredi dernier, pour un événement devant avoir lieu au bureau de circonscription du leader néo-démocrate.

Mme Fry, elle aussi députée en Colombie-Britannique, croit que ce message viole la Loi sur le Parlement du Canada, qui permet aux députés d’utiliser le bureau de comté, qui est payé par des fonds publics, seulement à des fins parlementaires et non partisanes.

Plus tard dans la journée, mercredi, le NPD a envoyé un second message pour préciser que le premier courriel avait été envoyé «par erreur». L’invitation officielle a ensuite été modifiée. Toute référence à l’élection en a été retirée.

Ce nouveau message corrigé indiquait toutefois «toujours le bureau de circonscription financé par les contribuables comme lieu de l’événement», écrit la députée Fry dans sa lettre au président du Bureau de la régie interne de la Chambre des communes.

Le NPD s’explique

«Cet événement a toujours été censé être une journée portes ouvertes dans le bureau de circonscription, il a été identifié à tort comme un événement de campagne dans un courriel», a défendu la porte-parole du NPD, Mélanie Richer, lorsque rejointe par l’Agence QMI.

Or, pour Hedy Fry, il est évident que l'intention du parti de Jagmeet Singh était bien d'abuser des ressources du Parlement.

«Cela est d'autant plus préoccupant que le Bureau avait déjà averti le NPD concernant cette pratique alors qu'en 2015, au moins 43 députés du NPD avaient organisé des événements liés à la campagne électorale dans leurs bureaux de circonscription», a-t-elle mentionné.

Le Nouveau Parti démocratique a en effet déjà été condamné à verser 2,7 millions $ pour utilisation abusive de fonds publics. Le mois dernier, la Cour suprême a refusé d’entendre la contestation du NPD dans cette affaire.