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Ottawa investit 25 M$ dans des projets de recherche en santé

Christopher Nardi | Agence QMI

Adobe Stock

Un appareil portable qui détecte rapidement les crises d’épilepsie ou de nouveaux médicaments pour prévenir la perte de la vue chez les personnes aînées. Voilà deux projets de recherche québécois majeurs qui recevront un important coup de pouce financier du gouvernement fédéral, a appris Le Journal.

C’est à l’Université de Montréal aujourd’hui que la ministre Mélanie Joly annoncera un investissement de près de 25 M$ dans 29 projets de recherche menés dans des universités canadiennes. De ce nombre, deux sont menés à l’Université Laval, deux à l’Université de Montréal et un à McGill.

Tous ces travaux touchent notamment l’épilepsie, l’autisme, les commotions cérébrales et les problèmes de dépendance.

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Seront présents à l’annonce les deux chercheurs du CHUM dont les projets seront financés par cette enveloppe, soit les Drs William Lubell et Dang Nguyen.

Grâce à cette nouvelle somme, le Dr Lubell travaillera sur de nouveaux médicaments qui visent à prévenir la dégénérescence de la macula (une partie de la rétine, dans l’œil) liée à l’âge.

Aider les épileptiques

De son côté, le neurologue Dang Nguyen recevra près de 900 000 $ sur les trois prochaines années pour mettre au point un algorithme – et ensuite un appareil physique – qui permettra de détecter rapidement lorsqu’une personne fait une crise d’épilepsie.

« La manière classique de détecter une crise est avec des capteurs qu’on met sur la tête. C’est ce qu’on utilise en hôpital. Mais évidemment, les gens ne peuvent pas vivre avec ça, alors nous voulons utiliser les données tirées d’objets comme un téléphone ou une montre intelligente pour détecter une crise », explique le Dr Nguyen.

Son équipe passera la prochaine année à déterminer comment des appareils intelligents « de tous les jours » captent des signaux physiques d’une crise d’épilepsie, comme l’augmentation du rythme cardiaque ou des mouvements rapides.

Elle créera ensuite un algorithme qui pourra recevoir les données de ces appareils intelligents en temps réel et qui pourra reconnaître le déclenchement d’une crise. Les proches du patient recevront ensuite une alerte sur leur téléphone.

« Si un enfant fait une crise en pleine nuit, un parent dans la chambre voisine peut intervenir, par exemple. Le but est d’enlever un poids des épaules de l’entourage tout en réduisant le risque de blessures », résume le chercheur.