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«Il n’y avait plus rien à faire. Il fallait reculer»

TVA Nouvelles 

Pierre Brunone n’a pas hésité à venir en aide aux victimes du grave accident survenu sur l’autoroute 440 à Laval. Armé d’un extincteur, il a tenté de repousser les flammes pour sortir les occupants du véhicule coincé sous une remorque en flammes. Malgré le dénouement de cette scène d’horreur, il a le sentiment d’avoir tout essayé.

À son arrivée sur la voie de service au volant de son camion, M. Brunone a rapidement constaté la gravité de l’événement. Il devait descendre pour aller porter assistance.

«Le pire, c’est de voir la terreur sur le visage des gens, a-t-il confié avec émotion dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles. J’ai vu des gens débarquer pour aller voir, mais c’est comme s’ils ne voulaient pas voir. Ils regardaient et reculaient et je me disais "c’est grave"».

 

Appel à l’aide

Arrivé à la hauteur de la remorque blanche lettrée «XTL», Pierre a constaté que la voiture coincée en dessous était déjà la proie des flammes. Il dit se rappeler avoir entendu un appel à l’aide provenant de ce véhicule.

À ce moment, Pierre Brunone peine à se souvenir exactement du fil des événements. Il croit être revenu vers son camion en retraversant la haute clôture d’environ sept pieds de hauteur, pour saisir son extincteur.

Revenu près des flammes, il était aidé d’un autre automobiliste, vers qui Pierre Brunone lève son chapeau, pour tenter d’éteindre le feu, en vain. Pierre s’est ensuite tourné vers un ambulancier qui avait une pelle. Il lui a arraché des mains pour essayer d’ouvrir la portière et libérer la dame de sa voiture.

«Malheureusement, je n’avais pas le bon équipement, a-t-il dit. Une remorque a 36 roues et chaque fois qu’une roue éclatait, c’était comme une bombe. Tu entends ça et chaque fois que ça éclate, ça alimente le feu. C’était de plus en plus intense et à un certain moment donné, il n’y avait plus rien à faire. Il fallait reculer.»

Quelques jours après la tragédie, Pierre Brunone a accepté de prendre la parole publiquement afin d’essayer d’apporter un peu de réconfort aux familles.

«La personne qui était dans l’auto, je ne pense pas qu’elle ait souffert de douleur, a-t-il conclu. À un moment donné, je l’ai vu dans son visage, elle était zen. Elle avait un calme désarmant.»

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