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Derniers préparatifs avant l'arrivée des trottinettes électriques à Montréal

TVA Nouvelles

C'est finalement lundi que les trottinettes électriques en libre-service vont faire leur apparition à Montréal. Leur arrivée soulève cependant encore beaucoup de questions et d’inquiétudes.

L’opérateur de ces trottinettes, la compagnie américaine Lime, s’affaire ce weekend à finaliser le marquage sur la chaussée des places réservées à sa flotte de petits véhicules qui envahiront Montréal la semaine prochaine.

Les expériences traumatiques des trottinettes électriques en libre-service vécues ailleurs dans le monde – notamment à Paris et Lisbonne – soulèvent plusieurs inquiétudes auprès des citoyens. La capitale française a d’ailleurs dû resserrer à la fin juillet son règlement municipal encadrant l’utilisation des trottinettes électriques en raison de la menace qu’elles posaient à la sécurité des piétons, surtout ceux plus âgés. Leur stationnement chaotique représente également un irritant pour les Parisiens.

Or Montréal assure s’être doté de l’un des règlements municipaux les plus sévères au monde pour encadrer leur utilisation. Celui-ci prévoit qu’un utilisateur devra en outre être âgé de 18 ans et plus ou posséder un permis cyclomoteur pour circuler sur les trottinettes électriques, en plus de devoir porter un casque protecteur. La vitesse maximale est fixée à 20 km/h et leur utilisation est interdite sur les routes dont la limite de vitesse est supérieure à 50 km/h.

Contrairement à plusieurs villes qui ont adopté les trottinettes électriques en libre-service, Montréal ne laissera pas les utilisateurs stationner leur véhicule n’importe où sur les trottoirs. Elles devront être déposées contre les supports à vélo ou dans les espaces prévus à cet effet au coin de certaines rues.

Dans l’arrondissement de Ville-Marie seulement, une centaine d’intersections ont été désignées pour garer les véhicules non immatriculés en libre-service sans ancrage, dont près d’une quinzaine sur la rue Sainte-Catherine.

Si la Ville s’attend à devoir vivre une «période d’adaptation» — comme ce fut le cas avec les vélos en libre-service JUMP d’Uber —, la conseillère municipale de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal Marianne Giguère assure que l’opérateur sera tenu responsable si la situation devait se détériorer.

«Si ça ne va pas bien, on peut donner des contraventions qui peuvent être assez salées, souligne-t-elle. Et on est tout à fait libres de révoquer les permis.»

Rappelons que peu après l’arrivée des vélos en libre-service JUMP, l’administration Plante avait pressé l’opérateur de s’assurer du respect des règles par les utilisateurs. 

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