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Il reconnait avoir menacé son ex avec une machette

Arnaud Koenig-Soutière | Journal de Québec

Courtoisie

Un homme de Québec aux prises avec des problèmes de consommation a plaidé coupable, hier, d’avoir menacé de mort son ex-conjointe, à qui il a brandi une machette et dont il a menacé de « cacher » son corps et de le « domper » dans le fleuve Saint-Laurent.

Guillaume Bertrand-Bibeau, 30 ans, a fait vivre plusieurs épisodes qui ont fait craindre le pire à sa conjointe pendant les mois de mars, d’avril et de mai derniers.

Il a reconnu les faits qui lui était reprochés par le biais de quatre chefs d’accusation, soit ceux pour voies de fait et pour voies de fait armé, un autre pour menaces de mort envers sa conjointe et un dernier pour menaces de mort envers des policiers de Québec.

Machette en l’air

La relation de couple qui durait depuis près de huit ans « allait bien jusqu’à récemment », a exposé la procureure de la Couronne, Geneviève Blouin, hier, au palais de justice de Québec.

C’était jusqu’à ce que l’accusé rencontre « diverses problématiques », dont des problèmes de consommation, qui ont tout fait basculer.

L’un des moments culminants est survenu en avril quand Bertrand-Bibeau et sa victime se sont disputés. À un certain point, l’accusé a frappé la femme au cou avec sa main. Peu après, alors qu’elle se trouvait dans la chambre à coucher, Bertrand-Bibeau a brandi une machette « comme s’il voulait [...] attaquer » sa partenaire de vie, a raconté Me Blouin. S’il n’est pas passé à l’acte, la simple menace de le faire constitue néanmoins des voies de fait armées.

« Petit coup dans la jugulaire »

La situation conjugale s’est dégradée au fil des semaines, au point où une voisine s’est présentée à l’appartement du couple, inquiétée des cris qu’elle entendait.

Courroucé par cet incident, Bertrand-Bibeau a empoigné une fois de plus sa machette en menaçant la femme qu’il « pourrait la tuer ». L’homme a ajouté qu’il « cacherait son corps en le mettant dans sa voiture » et qu’il le « domperait dans le fleuve », selon les propos rapportés par la procureure de la Couronne.

Les menaces se sont poursuivies, cette fois par l’entremise d’une vidéo de 13 secondes que l’accusé a fait parvenir à ses frères sur l’application Messenger.

Dans la courte séquence, il émet son souhait de s’en prendre à sa conjointe. Il dit vouloir commencer avec un « petit coup dans la jugulaire », avant de « la saigner » et « la pendre comme un cochon à l’envers ».

« Elle va se vider. Avec le sang en moins, elle va peut-être peser un poids plus léger », lâche-t-il dans la vidéo, rapporte la poursuite.

Bertrand-Hudon a ensuite mis au défi sa copine d’alerter les forces de l’ordre et qui « si elle communiquait avec les policiers, il allait la tuer », a enchaîné Me Blouin.

Arrestation musclée

La victime s’est finalement déplacée dans un poste de police le 10 mai, accompagnée des deux frères de Bertrand-Bibeau, pour porter plainte.

En raison des menaces préalables visant des policiers, c’est le Groupe tactique d’intervention de la police de Québec qui a procédé à l’arrestation de l’homme de 30 ans en présence de son fils de 7 ans. Au même moment, une machette et la vidéo de 13 secondes ont été saisies à sa résidence.

Un rapport présentenciel sera produit pour éclairer le tribunal sur la peine à décerner en fonction des circonstances, notamment au regard des problèmes de consommation et des antécédents judiciaires de l’accusé, qui reste détenu pour la suite des procédures. La prochaine audience doit se tenir le 12 décembre.