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«Ailleurs, on cible les véhicules qui sont réellement dangereux»

TVA Nouvelles

La Ville de Montréal a remis 42 fois plus de contraventions aux cyclistes que Toronto en 2018. Cet écart s’explique entre autres par certaines opérations du Service de police de Montréal (SPVM) qui ciblent particulièrement les cyclistes, explique Suzanne Lareau, présidente de Vélo Québec.

La stratégie de Montréal semble différer de celle des autres grandes villes canadiennes. «Ici, on traite un vélo et une voiture comme si c’était le même type de véhicule», constate Mme Lareau.

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«Ce qui est important, c’est de s’attaquer aux gens qui ont les comportements les plus dangereux pour autrui», poursuit-elle. «Et ça, c’est surtout les conducteurs des autos et des camions, à cause de leur vitesse et de leur masse. Dans les autres villes canadiennes, on s’attarde aux véhicules qui sont réellement dangereux sur les routes.»

La présidente de Vélo Québec admet toutefois que les contraventions pour les cyclistes sont un mal en partie nécessaire. «Le feu rouge, c’est un feu rouge pour tout le monde. Les cyclistes qui passent tout droit méritent une contravention.»

Elle suggère cependant que les arrêts-stop devraient avoir un statut différent pour les cyclistes. «On avait demandé lors de la reforme du code, qu’ils deviennent des «cédez le passage» pour les cyclistes. Le gouvernement du Québec a refusé.»

Visionnez l'entrevue complète ci-haut.

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