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L’Arctique frappé par des éclairs et des incendies sans précédent

TVA Nouvelles

capture d'écran | NWS Fairbanks

capture d'écran | NWS Fairbanks

L’Arctique a eu chaud, très chaud cet été. Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, et les conséquences se sont bien fait ressentir dans le cercle polaire.

Deux phénomènes ont particulièrement retenu l’attention des scientifiques dans cette région extrêmement sensible au réchauffement de la planète : des incendies de forêt et, plus récemment, des éclairs.

Incendies de forêt

Les incendies de forêt se sont répandus comme jamais auparavant et perdurent depuis maintenant trois mois.  

Un nuage de fumée grand comme l’Europe causé par les feux de forêt, allant de la Sibérie à l’Alaska, a été aperçu sur les radars.  

La région dont le sol est normalement gelé sert de système de refroidissement de la planète, indique The Guardian, mais désormais le feu y fait rage.

En juin seulement, ces incendies ont émis 50 mégatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, aggravant ces émissions, selon les experts du Service de surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS).

Le CAMS a suivi plus de 100 incendies de forêt intenses et de longue durée dans le cercle polaire arctique.

Ce qui est particulièrement inhabituel: la latitude et l'intensité de ces incendies, ainsi que la durée pendant laquelle ils ont brûlé, ce qui préoccupe Thomas Smith, professeur en géographie environnementale à la London School of Economics.

«La magnitude de ces feux est sans précédent au cours des 16 années d'enregistrement satellite, a-t-il déclaré au USA Today. Les incendies semblent être plus au nord que d'habitude, et certains semblent avoir enflammé la tourbe.»

Les feux de tourbe, contrairement aux feux de forêt ordinaires, qui ne durent qu'une heure environ avant de se déplacer, durent des jours, voire des mois au même endroit. La longévité de ces feux est due au fait que la tourbe brûle dans le sol.

Éclairs : signes d’un été très chaud

Des éclairs ont éclairé le ciel près du Pôle Nord, samedi soir, un événement inhabituel, a rapporté le National Weather Service américain de Fairbanks, en Alaska.

Les éclairs ont éclaté entre 16 et 18 heures à environ 1127 km au nord du delta de la Lena en Sibérie, a annoncé le NWS.

«Je ne dirais pas que cela n’est jamais arrivé, mais c’est certainement inhabituel et cela a piqué notre curiosité», a expliqué en entrevue au Washington Post, Ryan Metzger, météorologue du NWS à Fairbanks, en Alaska.

Bien qu'aucun événement météorologique ne puisse être directement lié au réchauffement planétaire, les scientifiques affirment que les changements climatiques causés par l'homme augmentent la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes.