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Le Parti québécois écorche le Port de Québec

Stéphanie Martin | Journal de Québec

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Le Parti québécois trouve «odieuse» l'attitude du Port de Québec, qui d'un côté réclame de l'argent public pour financer son projet d'agrandissement, mais de l'autre refuse de se soumettre aux lois environnementales du Québec.

«C'est odieux de la part d'une institution comme le Port de Québec d'être autant sans gêne. De dire non à l'évaluation environnementale du Québec, mais de cogner à la porte et de demander du cash au gouvernement. Je suis outré de ça», a exprimé le porte-parole du troisième groupe d'opposition en matière d'environnement, Sylvain Gaudreault.

Le député Jonquière a tenu mercredi une conférence de presse en compagnie de la candidate du Bloc québécois Christiane Gagnon et de représentants des groupes citoyens qui s'inquiètent du projet d'agrandissement, dont Véronique Lalande.

M. Gaudreault déplore l'attitude des caquistes François Bonnardel et Geneviève Guilbault, qui selon lui «parlent des deux côtés de la bouche».

«Ils ne peuvent pas dire d'un côté : «On veut le respect des compétences du Québec» et de l'autre côté dire : «Oui, oui, on va analyser les demandes d'aide financière du Port de Québec». (...) C'est de l'aplaventrisme.»

Il demande au gouvernement de retirer son accord à une aide financière et également d'appeler le projet de loi qu'il a déposé en fin de session parlementaire sur la compétence exclusive du Québec en matière d'environnement.

Le terrain du port est sous juridiction fédérale, mais «les impacts du projet d'agrandissement du port sont beaucoup plus larges que le territoire du port lui-même», plaide-t-il pour justifier la nécessité de soumettre le projet aux lois québécoises.

Le dossier, reconnaît Sylvain Gaudreault, est devant les tribunaux en ce moment. Mais comme celui-ci a des chances de se rendre en Cour suprême, selon lui, il soutient qu'on ne peut pas attendre l'issue de cette cause pour agir.